Home Économie FNB de dividendes pour les Canadiens : pourquoi une combinaison Vanguard à deux fonds surpasse les options tout-en-un

FNB de dividendes pour les Canadiens : pourquoi une combinaison Vanguard à deux fonds surpasse les options tout-en-un

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Un duo d’ETF Vanguard pour combler le vide des dividendes à l’américaine

Face à l’absence d’un produit unique parfait pour les investisseurs canadiens, une combinaison stratégique de deux fonds indiciels Vanguard offre une solution équilibrée et à faible coût pour le rendement et la croissance des dividendes nord-américains.

En octobre 2025, l’offre d’un seul fonds négocié en bourse (FNB) axé sur les dividendes nord-américains, capable d’offrir un équilibre optimal entre rendement, croissance et rentabilité pour les investisseurs canadiens, demeure un manque criant. Si de nombreuses options individuelles excellent dans l’une ou deux de ces catégories, aucune ne semble proposer une solution tout-en-un satisfaisante. Face à ce constat, une approche simple mais efficace consiste à combiner deux FNB de Vanguard, disponibles en dollars canadiens, pour couvrir l’ensemble du spectre des revenus liés aux dividendes, tout en respectant la philosophie de frais réduits chère à la marque.

Cette stratégie s’articule autour d’une allocation équilibrée 50/50 entre le Vanguard US Dividend Appreciation Index ETF (VGG) et le Vanguard FTSE Canadian High Dividend Yield Index ETF (VDY).

Le VGG : la pierre angulaire de la croissance des dividendes

La moitié du portefeuille est dédiée au VGG. Ce fonds, qui regroupe des sociétés américaines dans une structure canadienne, affiche un ratio de frais de gestion de 0,31 %. Son indice de référence, le S&P US Dividend Growers, est reconnu pour sa méthodologie rigoureuse en matière de croissance des dividendes. Il impose aux entreprises un historique d’au moins dix années consécutives d’augmentation de leurs dividendes. De plus, il sélectionne les 25 % des entreprises les plus performantes pour éviter les pièges des rendements élevés sans croissance sous-jacente, plafonne les positions individuelles à 4 % et exclut totalement les fiducies de placement immobilier (REIT). Le résultat est un portefeuille d’une qualité et d’une cohérence accrues, orienté vers la pérennité.

Avec un rendement sur 12 mois de 1,23 %, le VGG peut sembler modeste comparé aux ETF axés sur le rendement brut. Cependant, son objectif principal réside dans le rendement total. Sur ce point, il remplit ses promesses : le VGG a généré un rendement annualisé de 13,39 % au cours des dix dernières années, dividendes réinvestis.

Il est toutefois important de noter deux points de vigilance. Premièrement, les distributions sont sujettes à une retenue fiscale américaine de 15 % sur les dividendes, inévitable à moins de détenir la version VIG cotée aux États-Unis dans un compte d’épargne libre d’impôt (REER). Deuxièmement, le VGG n’est pas couvert contre le risque de change. Un dollar américain fort est donc avantageux, tandis qu’une appréciation du dollar canadien est préjudiciable. Pour ceux qui souhaitent neutraliser cet effet, une version couverte est disponible (bien que non spécifiée dans la source).

Le VDY : la puissance du rendement et de la valeur

Le VDY vient parfaitement compléter le VGG en se concentrant sur l’autre extrémité du spectre des dividendes : le rendement et la valeur. Alors que le VGG cible les entreprises dont les dividendes croissent de manière constante grâce à des critères de qualité et de rentabilité, le VDY se focalise sur les sociétés à revenus élevés du marché canadien.

Le VDY suit l’indice FTSE Canada High Dividend Yield, composé de 58 actions de grandes, moyennes et petites capitalisations, classées dans la moitié supérieure du marché selon les prévisions de dividendes à terme. Au 31 août 2025, son portefeuille se négociait à 14,4 fois les bénéfices et à 1,8 fois la valeur comptable, avec un ROE de 11,9 % et un taux de croissance des bénéfices de 13,9 %. À titre de comparaison, l’indice plus large FTSE Canada All Cap se négociait à 19,3 fois les bénéfices et à 2,3 fois la valeur comptable, avec un ROE de 11,4 % et une croissance des bénéfices de 13,5 %.

Le résultat est un portefeuille intrinsèquement orienté vers la valeur, offrant un rendement annuel sur 12 mois de 3,67 %, versé mensuellement. En réinvestissant les dividendes, le VDY a affiché une croissance annualisée impressionnante de 11,52 % au cours de la dernière décennie, surpassant le S&P/TSX Composite Index, qui a généré 10,88 % sur la même période.

Avec un ratio de frais de gestion de 0,22 %, il se classe parmi les FNB de dividendes les plus économiques au Canada. Au-delà de la performance, le VDY se distingue également par son efficacité fiscale, un atout majeur pour ceux dont les régimes enregistrés comme le CELI, le REER ou le CELIAPP sont déjà maximisés et qui investissent dans un compte imposable. Pour 2024, le VDY a distribué un total de 2,45139 $ par part, dont 2,15701 $ en dividendes déterminés (imposés au taux marginal le plus bas pour les Canadiens) et 0,29367 $ en gains en capital (imposables à 50 %). Seulement 0,00071 $ a été classé comme remboursement de capital, un montant minime qui réduit simplement le prix de base rajusté sans déclencher une obligation fiscale immédiate.

Une combinaison gagnante pour le long terme

Sur la période considérée, une allocation 50/50 entre le VGG et le VDY aurait transformé 10 000 $ en environ 32 278 $, soit un rendement annualisé (TCAC) de 12,77 % avec un écart type de 11,13 %. Ce profil ajusté au risque est particulièrement attrayant, reflété par un ratio de Sharpe de 0,97 et un ratio de Sortino de 1,58, indiquant que les investisseurs ont été bien rémunérés pour le niveau de volatilité assumé. La meilleure année pour ce portefeuille a atteint +29,5 %, tandis que la pire performance n’a été que de -16,8 %, démontrant une gestion des turbulences du marché supérieure à celle d’un portefeuille composé exclusivement d’actions.

Il est entendu que ces simulations de performance passée ne tiennent pas compte des coûts de transaction ni des frottements fiscaux, ce qui signifie que les résultats réels peuvent varier. Pour minimiser ces frictions, il est recommandé de détenir les deux FNB dans un compte enregistré tel qu’un REER ou un CELI et d’utiliser une plateforme de courtage sans commission.

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