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Fort soutien des employeurs à l’avancement de la réforme du travail

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Publié le 12 février 2026 23:58:00. Les organisations patronales argentines saluent l’adoption au Sénat d’une réforme du travail présentée par le gouvernement de Javier Milei, estimant qu’elle apportera une stabilité juridique et une prévisibilité nécessaires à la création d’emplois et à la relance économique du pays.

  • Les entreprises privées argentines insistent sur la nécessité de moderniser les normes du travail pour favoriser l’emploi formel.
  • La réforme introduit des règles plus claires sur la gouvernance interne des PME et les actions syndicales, limitant notamment la durée des actions syndicales à 10 heures par mois.
  • Les organisations patronales soulignent l’importance de la réforme pour améliorer la compétitivité du pays dans un contexte économique difficile.

L’adoption au Sénat de la réforme du travail a suscité un large soutien de la part du secteur privé argentin, qui y voit un cadre réglementaire plus adapté aux réalités économiques actuelles et un levier pour stimuler la croissance et l’emploi. Plusieurs chambres et associations d’hommes d’affaires, dont l’Association des entreprises argentines (AEA), l’Union industrielle argentine (UIA), l’ABA (banques), la Bourse et la Société Rurale (SRA), ainsi que la Chambre de Commerce et des Services (CAC), ont salué cette avancée parlementaire.

Selon l’UIA, le projet de loi, qui représente un coût fiscal total de 0,1 % du PIB pour 2026 et de 0,2 % du PIB en fonctionnement normal, apporte des améliorations significatives pour l’industrie. L’organisation met notamment en avant la clarification des règles en matière de gouvernance interne des PME et d’actions syndicales. La réforme limite ainsi la durée des actions syndicales à 10 heures par mois, ce qui, selon l’UIA, permettra de réduire les conflits au sein des entreprises, en particulier dans les PME.

L’UIA souligne également que la réforme établit des critères plus précis pour le calcul des indemnités de départ, excluant les éléments qui étaient auparavant ajoutés de manière « arbitraire », tels que les avantages supplémentaires, les congés payés ou les primes. Cette clarification vise à améliorer la prévisibilité des coûts de main-d’œuvre et à faciliter la planification des entreprises.

Le Fonds de licenciement (FAL) est également considéré comme un instrument clé pour assurer cette prévisibilité. La contribution pour les PME a été fixée à 2,5 % (contre 3 % auparavant), et à 1 % pour les grandes entreprises. L’UIA estime que ces pourcentages reflètent les dépenses réelles des entreprises en matière de rémunération.

La réforme introduit également des critères unifiés pour l’actualisation des montants dans les litiges, élimine les distorsions et apporte des modifications au processus judiciaire du travail afin d’en améliorer le fonctionnement. Des outils juridiques sont intégrés pour éviter les blocages et les saisies d’établissements, des situations qui ont gravement affecté la production, en particulier dans les petites entreprises.

La fin de l’ultraactivité, qui permettait aux conventions collectives de s’appliquer au-delà de leur date d’expiration, est perçue comme un « stimulus » pour renégocier les conditions de travail en fonction des nouveaux contextes productifs. Par ailleurs, la réforme renforce les pouvoirs de l’employeur en matière d’organisation du travail, de répartition des tâches et de structure de l’entreprise, des éléments jugés essentiels dans un contexte économique complexe.

Des mécanismes plus transparents sont également introduits pour le contrôle des certificats et des licences, afin de réduire les abus et l’absentéisme injustifié. L’incitation économique à s’absenter sans motif est supprimée, ce qui signifie que les travailleurs absents ne percevront pas de rémunération.

« Le régime du travail précédent a échoué. L’emploi formel n’a pas augmenté depuis plus de 15 ans, tandis que l’informalité a atteint des niveaux records. Nous avons eu plus de 600 000 procès en matière de travail, ce qui équivaut à environ 10 % de la masse salariale totale en litige. »

Martín Rappalini, président de l’Union industrielle argentine (UIA)

Martín Rappalini a également souligné l’importance de la modernisation réglementaire pour créer un environnement favorable à la création d’emplois. Il a rappelé que l’Argentine affiche le même niveau d’emploi formel depuis plus de 15 ans.

Javier Bolzico, président de l’Adeba (banques), a déclaré que le projet de loi approuvé par le Sénat crée les conditions nécessaires à la création d’emplois et à la formalisation du travail, dans un cadre de stabilité et de croissance économique. Il a également souligné que la réforme garantit la sécurité des salaires des travailleurs et contribue au financement du crédit.

Claudio Cesario, président de l’ABA (banques), a salué l’approbation de la réforme, soulignant la nécessité d’intégrer davantage de travailleurs dans le marché du travail formel. Il a également apprécié que les modifications apportées au projet de loi tiennent compte des arguments techniques de l’ABA visant à assurer la protection des dépôts des salaires des salariés.

Adelmo Gabbi, président de la Bourse de Buenos Aires, a qualifié la réforme d’« avancée importante », tout en regrettant que certaines propositions, notamment l’exonération des bénéfices financiers, n’aient pas été retenues.

Mario Grinman, président du CAC, a estimé que la réforme favorisera à la fois la formalisation des relations de travail non enregistrées et la création de nouveaux emplois. Il a toutefois souligné que la loi ne suffit pas à elle seule à relancer l’emploi et qu’un environnement économique favorable est également nécessaire.

Nicolás Pino, président de la SRA, a rappelé que des travaux sont en cours sur une proposition de modification de la loi agraire du travail n° 26.727 et sur sa modernisation au Conseil de mai. La SRA a suggéré plusieurs points qui ont été intégrés à la version finale du projet de loi.

La Chambre de commerce des États-Unis en Argentine (AmCham) a publié un message sur X saluant la réforme, estimant qu’elle va dans la bonne direction en matière d’incitations à revoir les relations employeur-collaborateur, de réduction des litiges et de prévisibilité.

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