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Gardez les mains imbibées de sang de Tony Blair à Gaza à tout prix

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L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair se retrouve une fois de plus au cœur d’une controverse, cette fois en raison de son implication potentielle dans un nouveau plan de paix pour Gaza, une initiative vivement critiquée par l’auteur de ces lignes. Alors que la communauté internationale peine à trouver des solutions face à la crise humanitaire dévastatrice dans la bande de Gaza, la proposition d’impliquer Blair dans la gestion future de la région suscite de profondes inquiétudes, rappelant les échecs passés et la nature prétendument « dystopique » de la situation actuelle.

Une « solution » orwellienne et des acteurs controversés

L’article dénonce avec véhémence les actions d’Israël à Gaza, décrivant la destruction systématique de communautés, d’hôpitaux, de maisons, d’écoles et de sites religieux. L’auteur rejette fermement l’idée que ces actes constituent une auto-défense ou une opération complexe de récupération d’otages, les qualifiant d’« annihilation délibérée et méticuleuse ». Le bombardement constant, la famine et le déplacement de populations sont présentés comme des éléments d’une stratégie visant à créer une société avec le plus grand nombre d’enfants amputés au monde.

Dans ce contexte sombre, les solutions proposées sont perçues comme de plus en plus « orwelliennes ». L’auteur critique vivement l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le décrivant comme un « criminel de guerre éternel ». La participation de Blair à un panel de discussion lors du SXSW London 2025, le 2 juin 2025, est mentionnée comme un simple prétexte pour introduire son implication future.

Le plan Trump et la participation de Tony Blair

L’article souligne que le président américain Donald Trump, suivant la politique de son prédécesseur Joe Biden en matière de soutien militaire à Israël, a proposé un plan de paix de 20 points, présenté aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Ce plan prévoit la mise en place d’un comité palestinien technocratique temporaire pour gérer les services publics à Gaza, la création d’une « zone sans radicalisation et sans terrorisme », et un plan de développement économique mené par un panel d’experts. Une force de stabilisation internationale temporaire serait également déployée, sous la supervision d’un nouveau « Conseil de la Paix » international présidé par Trump, aux côtés d’autres personnalités éminentes, dont Tony Blair.

L’auteur ironise sur la composition de ce conseil, affirmant qu’un scénariste cherchant à illustrer une « solution impériale archétypale au génocide » n’aurait pu imaginer mieux que des mots clés tels que « plan de développement » et « technocratique », reléguant au second plan l’autodétermination, la liberté et l’autonomie palestiniennes. L’implication de Blair est particulièrement fustigée, considérée comme une « ironie cruelle » qui rend cet « enfer frais imposé aux Palestiniens » une réalité au lieu d’un film.

Des critiques pointues et des rappels historiques

L’article s’interroge sur le fait que les propositions de Netanyahu et Blair soient présentées comme des solutions pour l’avenir de la Palestine, alors qu’elles devraient, selon l’auteur, faire l’objet d’un jugement à La Haye. Les titres de presse rapportant le soutien de Netanyahu au plan de paix de Trump, avec le rôle révélé de Blair, sont tournés en dérision. L’auteur suggère un titre plus approprié qui dénoncerait cette « dernière aventure coloniale » et l’espoir d’infliger « encore plus de misère ».

Tony Blair, pour sa part, a salué le plan de Trump comme « audacieux et intelligent ». L’auteur note que ce ton rappelle celui d’une personne considérant les êtres humains comme de simples pièces sur un échiquier. Cette attitude est jugée familière à ceux qui ont vécu les « autres horreurs » infligées par Blair au monde. Le souvenir de ses justifications pour l’invasion illégale de l’Irak en 2004 est évoqué, soulignant le bilan tragique de centaines de milliers de morts et de millions de personnes déplacées, une conséquence dévastatrice d’une politique qui prétendait apporter le progrès.

L’auteur exprime son incrédulité face au fait que Blair, l’un des principaux architectes de ce « crime », non seulement échappe à la responsabilité mais offre également ses services dans la région. Il aurait pu apprendre de l’histoire, comprendre que les puissances impériales occidentales ne devraient pas redessiner les territoires à leur guise, ou que ceux qui ont permis la destruction d’un peuple ne devraient pas être consultés pour son avenir. Au lieu de cela, Blair semble vouloir imiter les « héritages sinistres de Sykes-Picot et Balfour ».

L’article conclut que Blair est « surqualifié » pour condamner les pays du Moyen-Orient au désespoir, mais « gravement sous-qualifié » pour comprendre la dynamique de la Palestine et sa lutte pour la liberté face à l’orbite coloniale israélienne. Son rôle précédent en tant qu’envoyé du Moyen-Orient pour le Quartet, de 2007 à 2015, est rappelé. Durant ces huit années, caractérisées par la passivité, la solution à deux États s’est éloignée et la réalité d’un « apartheid israélien » s’est ancrée, avec la multiplication des colonies illégales et l’intensification de l’occupation et de l’étouffement de la liberté palestinienne. Gaza a subi trois campagnes de bombardements dévastatrices (2008, 2012, 2014) pendant cette période.

Ces échecs sous la supervision de Blair sont considérés comme synonymes de l’avancement des objectifs stratégiques ethnonationalistes d’Israël. L’auteur affirme que son CV, même s’il n’était pas maculé de sang, aurait dû le disqualifier pour décider du sort d’un peuple ayant enduré un génocide. Le seul « état » que Tony Blair a contribué à maintenir pour les Palestiniens est celui du « tourment perpétuel ». Les mots de l’auteur palestinien Ghassan Kanafani résonnent : « Vous ne parlez pas de pourparlers de paix, vous parlez de capitulation et de reddition. »

Des questions fondamentales et l’absence de choix palestinien

Les Palestiniens de Gaza, victimes d’une « opération d’annihilation », sont désormais sommés de concéder et de céder la place tandis que des puissances externes prescrivent cyniquement leur remède amer. On leur promet un État et un « horizon politique », mais à des conditions strictes. Leur terre, leur vie, leur avenir, mais « pas leur choix ».

Des questions complexes et cruciales se posent : comment créer un environnement propice à la reconstruction de Gaza ? Comment gérer les difficultés profondes et irréversibles imposées aux Palestiniens ? Comment parvenir à un État légitime et à la liberté, libérés des contraintes de l’occupation et de la dépossession perpétuelle ?

Ce ne sont pas des questions dont Tony Blair devrait se préoccuper. L’auteur conclut qu’il pourrait s’avancer lorsque la question sera de savoir quel criminel de guerre devrait purger le reste de sa vie derrière les barreaux.

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