Home Accueil gaspillage d’argent public pour les uns, sauvetage de l’équipe pour les autres, le rachat de ce stade provoque la polémique

gaspillage d’argent public pour les uns, sauvetage de l’équipe pour les autres, le rachat de ce stade provoque la polémique

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Le conseil municipal de Nîmes a voté, lors de sa dernière session présidée par Jean-Paul Fournier, pour l’acquisition du stade provisoire des Antonins et de son centre d’entraînement pour un montant total de 9,5 millions d’euros. Cette décision, qui intervient dans un contexte de turbulences autour du club de football Nîmes Olympique, a suscité de vives réactions parmi les élus et les supporters.

L’opposition municipale dénonce un gaspillage de fonds publics, pointant du doigt la gestion de Rani Assaf, l’ancien président du club. « Depuis 2019, la ville ne décide plus rien, c’est Rani Assaf qui décide et aujourd’hui on doit passer à la caisse. On paie une conception politique qui a fait que la ville a organisé son impuissance totale », a fustigé Vincent Bouget, élu d’opposition et candidat aux prochaines élections municipales.

L’affaire remonte à 2019, lorsque Rani Assaf avait proposé à la ville de racheter le stade des Costières pour 8 millions d’euros (environ 13,3 millions de dollars canadiens) afin de le reconstruire avec des bureaux et une galerie commerciale. En attendant, le club a été relogé temporairement au stade des Antonins, une installation précaire montée en bordure d’autoroute.

La situation a pris une tournure inattendue lorsque Nîmes Olympique a chuté de la Ligue 1 à la Nationale 2. Rani Assaf a ensuite revendu le club, abandonnant ses projets de reconstruction des Costières, qui sont tombés en désuétude. Pour assurer la pérennité du club, la ville s’est donc retrouvée contrainte d’acquérir le stade provisoire des Antonins.

Le premier adjoint à la mairie de Nîmes, Franck Proust, se défend en affirmant qu’il s’agit d’une « très bonne opération ». « Nous sommes en train de travailler avec les services. Nous pouvons transformer les tribunes démontables en tribunes en dur ce qui nous permettra d’avoir un stade pour une infrastructure supplémentaire », a-t-il déclaré.

Les supporters, regroupés au sein du collectif « Sauvons Nîmes Olympique », expriment quant à eux des réserves. « Si le Nîmes Olympique a l’ambition de remonter en ligue 2, il ne peut pas se contenter d’un stade tubulaire. Il n’y a pas d’accès, les sièges sont inconfortables sauf les VIP, ce n’est pas un stade viable sur l’avenir », estime Patrick Fustier, le président du collectif.

Corentin Carpentier, fondateur du même collectif, déplore un jeu de dupes politique. « Les seuls qui se sont battus pour que Rani Assaf quitte Nîmes, ce sont les supporters. Ce qui est dommage, c’est qu’en raison du calendrier politique, il y ait eu cette espèce de jeu de dupes où l’on se fait passer pour les sauveurs et les seuls sauveurs du Nîmes Olympique et je suis assez mal à l’aise avec cette position », a-t-il ajouté.

Malgré leurs inquiétudes, les 5000 adhérents du collectif « Sauvons Nîmes Olympique » restent optimistes et espèrent un retour rapide du club au plus haut niveau.

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