Publié le 29 octobre 2025. L’Arabie Saoudite s’engage à investir un billion de dollars aux États-Unis d’ici 2030, un accord majeur qui sera formalisé lors d’une rencontre à la Maison Blanche. Cette initiative ouvre des perspectives de collaboration ambitieuses, auxquelles le Rhode Island est encouragé à participer activement.
- L’Arabie Saoudite a promis un investissement colossal de 1 000 milliards de dollars aux États-Unis d’ici 2030.
- Ce partenariat stratégique portera notamment sur l’intelligence artificielle, la défense et le nucléaire.
- L’État du Rhode Island est appelé à identifier comment il peut bénéficier de ces accords et y contribuer.
Ce montant astronomique, équivalent au PIB de 19 des 195 pays reconnus mondialement, a été officiellement transmis au président Trump lors de sa visite dans le Royaume en mai 2025. Une nouvelle étape sera franchie le 18 novembre, avec la signature d’accords bilatéraux à la Maison Blanche, selon Bloomberg. Ces ententes couvriront des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, la coopération en matière de défense et les technologies nucléaires.
L’auteur de l’article, J. Michael Levesque, ancien maire de West Warwick et associé directeur de Churchill Lincoln Partners, souligne l’importance de cette relation naissante. Il s’interroge sur la manière dont le Rhode Island, fort de ses industries de défense, de son Naval War College et de ses institutions académiques de renom, peut s’intégrer dans cette dynamique. L’objectif est de passer d’un rôle de spectateur à celui de participant actif, voire de leader.
Levesque a récemment participé à la Conférence du Golfe arabe 2025 à l’Université Harvard, où il a eu l’opportunité d’échanger avec Son Altesse Royale le Prince Turki Al-Faisal. Ancien directeur général des Renseignements et ex-ambassadeur d’Arabie Saoudite aux États-Unis et au Royaume-Uni, le Prince Turki Al-Faisal a partagé sa vision des priorités américaines pour la région. Il a notamment insisté sur la nécessité de résoudre le dossier nucléaire iranien, de contrer les acteurs non étatiques déstabilisateurs, de promouvoir une paix israélo-palestinienne et de garantir la sécurité des alliés du Golfe et du Moyen-Orient.
Le Prince Turki Al-Faisal n’a pas hésité à critiquer les politiques américaines jugées « destructrices » à l’égard du peuple palestinien. L’auteur note que certaines des préoccupations exprimées par le Prince semblent avoir été entendues par l’administration américaine, citant la décimation des capacités nucléaires iraniennes et la signature des accords d’Abraham, un développement jugé historique par beaucoup.
L’article explore également le potentiel de l’Arabie Saoudite en tant que destination et partenaire. Le pays est décrit comme un lieu magnifique et accueillant, animé par un désir de paix et de prospérité. La jeune direction progressiste du Prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), avec le soutien du Roi, impulse des transformations significatives, faisant du Royaume une destination touristique mondiale. Le Plan Vision 2030 est présenté comme ambitieux et réalisable, soutenu par la richesse du pays et son aspiration à un rôle de leader mondial. Les politiques industrielles évoluent rapidement, s’éloignant de la dépendance au pétrole et accueillant l’innovation.
Lors de son échange avec le Prince Turki Al-Faisal, J. Michael Levesque a posé une question cruciale : quelles seraient les collaborations les plus intéressantes pour le Royaume, en partenariat avec les États-Unis ? La réponse fut sans équivoque : « toutes les catégories ». L’exploration spatiale, la recherche biomédicale, le développement sportif et les technologies de pointe sont autant de domaines où un investissement mutuel pourrait générer des bénéfices considérables pour les deux nations, notamment en termes d’emplois et de progrès scientifiques.
L’article conclut en appelant à une mobilisation collective. Les États-Unis disposent d’opportunités exceptionnelles grâce aux efforts diplomatiques du président Trump. Le Rhode Island, en particulier, est exhorté à prendre les devants et à être présent, physiquement ou spirituellement, lors de la rencontre entre le président américain et le Prince héritier saoudien. Il s’agit d’une invitation à transcender les divergences politiques pour saisir cette chance unique de développement mutuel.