La Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord ont vécu un revers historique aux Championnats du monde d’athlétisme, terminant la compétition sans aucune médaille d’or pour la première fois en 22 ans. Ce bilan inédit, marqué par un total de cinq médailles, égale leur plus faible récolte depuis 2005, une performance qui laisse planer des interrogations sur l’avenir du sprint britannique.
La délégation britannique, forte de 64 athlètes, a ainsi terminé à la 21ème place du tableau des médailles, loin des attentes habituelles. Les cinq breloques obtenues, dont aucune n’était de la plus haute couleur, rappellent le bilan de 2019 à Doha. Il faut remonter à 20 ans, lors des Mondiaux d’Helsinki en 2005, pour retrouver une moisson aussi maigre, avec seulement trois médailles. La dernière fois que la Grande-Bretagne avait quitté une telle compétition sans la moindre médaille d’or, c’était en 2003 à Paris.
Cette disette s’est particulièrement illustrée lors de l’ultime occasion de médaille pour l’équipe britannique au Japon. Le relais 4×100 mètres féminin, médaillé d’argent aux Jeux Olympiques l’an dernier, a échoué à monter sur le podium pour seulement deux dixièmes de seconde. Ce résultat a officialisé l’absence de médaille, quelle que soit sa couleur, pour les relais britanniques, une première depuis 2003.
Ces championnats contrastent fortement avec la réussite des deux années précédentes. À Budapest, lors de la précédente édition des Mondiaux, la Grande-Bretagne avait égalé son record de médailles avec un total de dix, se classant septième. Cette moisson comprenait alors deux titres, trois médailles d’argent et cinq de bronze. Plus récemment encore, l’équipe d’athlétisme avait brillé aux Jeux Olympiques de Paris 2024, signant la meilleure performance olympique britannique en 40 ans avec dix médailles.
Interrogée sur la compétition, la directrice technique britannique, Paula Dunn, a dressé un bilan nuancé : « C’est définitivement un tableau contrasté. Cinq médailles, c’est bien et je m’en réjouis, mais il y a eu aussi des occasions manquées. » Elle a ajouté que des discussions approfondies allaient suivre : « Il est temps pour nous de retourner nous asseoir avec les entraîneurs et les athlètes, de réfléchir et de faire un bilan pour voir comment nous avancer. » L’objectif fixé pour les Jeux Olympiques de Tokyo était de récolter entre cinq et huit médailles, sans objectif précis quant au classement final au tableau des nations.