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Grippe aviaire : un expert explique comment 130 000 animaux sont abattus | Nouvelles

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Publié le 27 octobre 2025. La grippe aviaire frappe durement l’élevage dans le Brandebourg, forçant l’abattage de 130 000 volailles. Une mesure tragique mais nécessaire pour endiguer la propagation du virus, engendrant des opérations d’euthanasie complexes et coûteuses.

Les images qui nous parviennent de Neuhardenberg et Neutrebbin, dans le Brandebourg, témoignent de la gravité de la situation. Des cartouches de gaz marquées « Argon dioxyde de carbone » sont prêtes à l’emploi, tandis que des canards blancs sont acheminés dans des caisses grillagées vers leur fin inéluctable. Les dépouilles sont ensuite chargées dans des conteneurs, un processus rendu inévitable par la virulence de la grippe aviaire.

Contacté par BILD, l’Institut Friedrich-Loeffler (FLI), organisme fédéral de recherche sur la santé animale, a apporté des précisions sur le déroulement de ces opérations. Elke Reinking, porte-parole de l’institut, explique que l’euthanasie des animaux s’effectue soit dans des conteneurs spécialement aménagés, soit directement dans les étables si celles-ci peuvent être rendues hermétiques. Un gaz est alors introduit, provoquant l’endormissement des volailles sans réveil possible.

Une fois les animaux euthanasiés, ils sont chargés dans des camions bien scellés. Cette précaution est essentielle, comme le souligne Mme Reinking, afin d’éviter toute dissémination du virus lors du transport vers les installations d’équarrissage, empêchant ainsi une propagation supplémentaire de la maladie.

Wolfgang Schleicher, directeur de la Fédération allemande de la volaille (Deutsche Geflügelwirtschaft), décrit le processus avec plus de détails. Il précise que la concentration de dioxyde de carbone (CO₂) est initialement faible, servant à l’anesthésie des animaux par un mécanisme de narcose chimique. Progressivement, la concentration de CO₂ est augmentée, entraînant la mort des volailles alors qu’elles sont déjà sous l’effet de l’anesthésie.

Les corps des animaux sont ensuite dirigés vers des centres d’équarrissage où ils sont généralement incinérés. L’objectif est de « neutraliser » les carcasses, selon l’expression employée par l’expert, afin d’éviter toute contamination de la chaîne alimentaire et tout risque infectieux.

Bien que ces scènes soient éprouvantes et le processus dramatique, il est souligné qu’il s’agit de la solution la moins cruelle pour les animaux dans ces circonstances. Elke Reinking insiste sur le fait que la grippe aviaire aurait entraîné une mort beaucoup plus lente et douloureuse pour les volailles, rendant l’euthanasie, malgré sa brutalité apparente, une issue préférable.

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