Publié le 2025-11-02 11:29:00. Le nouveau volet de la célèbre saga de stratégie, « Heroes of Might and Magic: Olden Era », s’annonce comme un retour aux sources pour les fans, tout en introduisant de nouvelles mécaniques. Ce titre ambitieux se veut un véritable hommage aux épisodes fondateurs, promettant une expérience familière mais enrichie.
- « Olden Era » est un redémarrage de la série, se déroulant dans le même univers que les quatre premiers jeux, mais sur un nouveau continent.
- Le jeu propose une fusion de concepts issus des anciens opus, avec un design rappelant « Heroes of Might and Magic V » et des éléments empruntés aux classiques comme « Heroes of Might and Magic III ».
- Six factions distinctes sont disponibles, dont quatre classiques revisitées et deux nouveautés intrigantes : la Ruche et le Schisme, inspiré de l’univers lovecraftien.
Après une période d’inégalité pour la franchise sous l’égide d’Ubisoft, marquée par des succès mitigés des cinquième, sixième et septième opus, l’annonce de « Heroes of Might and Magic: Olden Era » a suscité un vif intérêt. Ce nouvel opus se présente moins comme une suite directe que comme une refonte, reprenant l’essence des quatre premiers titres tout en explorant un nouveau continent.
L’un des aspects les plus marquants de ce titre est son approche « best of », intégrant une multitude de mécaniques de jeu éprouvées et appréciées. Visuellement, le jeu adopte un style qui évoque « Heroes of Might and Magic V » par sa palette de couleurs et son design général, tout en piochant dans les constructions et les environnements des opus originaux et plus récents. Une attention particulière a été portée à la fidélité de certains éléments iconiques, comme le bâtiment du Dragon Utopia tel qu’il apparaissait dans « Heroes of Might and Magic III », offrant aux joueurs des moments de pure nostalgie lors des combats pour obtenir récompenses et artefacts.
Le titre introduit également de nouvelles mécaniques, notamment une ressource rare appelée Poussière Alchimique, qui remplace le soufre des opus précédents et sert à améliorer artefacts, bâtiments et sorts. Ce nouveau système, combiné aux ressources classiques (bois, pierre, or, gemmes), peut parfois mener à des situations d’une puissance démesurée, offrant aux joueurs la possibilité de transformer leurs héros en véritables forces destructrices, un aspect que certains vétérans apprécieront pour son côté spectaculaire.
Côté factions, les joueurs auront le choix entre six camps : Temple, Nécropole, Sylvan et Donjon, des archétypes bien connus de la série. La Ruche se distingue par son mélange agressif d’insectes et d’éléments démoniaques, tandis que le Schisme propose une approche inédite, fortement inspirée par les œuvres de Lovecraft et ses créatures cosmiques, évoluant dans des environnements glacés.
Le gameplay de base reste fidèle à la formule établie : collecte de ressources, construction de châteaux, recrutement de troupes et exploration de cartes stratégiques en tour par tour. Des ajouts bienvenus, tels que la possibilité de combat automatique et des améliorations de confort de jeu, visent à fluidifier l’expérience sans la simplifier excessivement. La navigation est intuitive, bien que le design du menu principal aurait pu bénéficier d’un peu plus de fantaisie.
Les développeurs semblent avoir fait le choix de privilégier une animation plus stylisée et dynamique, notamment pour les créatures volantes, même si celle-ci peut parfois sembler saccadée. En revanche, la magie et les capacités des héros sont mises en avant avec fluidité et clarté, facilitant l’accès aux sorts et aux informations grâce à des livres de sorts bien organisés.
Le jeu propose une gestion détaillée des héros, leur permettant de gagner de l’expérience et de débloquer de nouvelles capacités, tandis que les artefacts améliorent leurs attributs. Les développeurs ont également mis en place des systèmes de « lois » pour l’amélioration des factions, bien que ces dernières soient jugées un peu répétitives, se limitant à des augmentations de statistiques plutôt qu’à l’ajout de contenu inédit comme de nouvelles unités ou des sorts rares. Les graphismes, bien que ne surpassant pas le design de « Heroes of Might and Magic III », brillent par leur cohérence visuelle, associant harmonieusement l’apparence du monde, des graphismes et de l’interface utilisateur.
L’interface utilisateur est globalement claire, fournissant rapidement les informations essentielles concernant les ressources et les besoins de construction. Cependant, le choix des couleurs et le design général peuvent évoquer celui des jeux mobiles, un point qui aurait pu être affiné. L’absence des factions variantes « Stronghold » et « Tower » de « Heroes of Might and Magic III » est regrettée, mais le jeu compense par la richesse des héros et des unités uniques, chacune dotée de capacités spéciales sur le champ de bataille, avec deux améliorations possibles par type d’unité, à l’instar de l’extension « Tribes of the East » pour le cinquième opus.
Sur le plan technique, le jeu est stable, malgré quelques bugs mineurs. Le design visuel, axé sur un style animé, devrait bien vieillir. La musique, confiée à des compositeurs renommés tels que Paul Anthony Romero (connu pour les musiques des anciens « Heroes of Might and Magic ») et Chris Velasco (ayant travaillé sur « Starcraft II », « God of War », « Mass Effect »), promet une ambiance sonore de qualité, avec un thème de menu principal particulièrement réussi rappelant le cinquième opus.
Bien que cette version ne soit qu’un aperçu, permettant d’explorer quatre factions, des tutoriels et quelques niveaux avec des options de personnalisation limitées, les différences marquées entre les factions laissent entrevoir un potentiel intéressant pour le lancement complet du jeu. L’animation des villes, avec des villageois et des passants déambulant dans les rues, contribue à l’atmosphère, bien que les scènes de châteaux ne bénéficient pas d’une 3D complète comme dans « Heroes of Might and Magic V ». En somme, « Olden Era » se présente comme une déclaration d’amour à la série, fusionnant avec succès les éléments les plus marquants des deuxième, troisième et cinquième opus, et laissant espérer un produit final à la hauteur de ces inspirations.










