Publié le 10 février 2024 22h34. Un homme d’une vingtaine d’années a été arrêté à Dublin après avoir été expulsé du Brésil, dans le cadre de l’enquête sur la mort de Daniel Aruebose, un enfant dont les restes squelettiques ont été découverts l’année dernière à Donabate.
- Un homme a été interpellé à l’aéroport de Dublin après son expulsion du Brésil et est actuellement interrogé par la Gardaí (police irlandaise).
- Il s’agit de la deuxième personne arrêtée dans cette affaire, après la libération sans inculpation d’une femme en décembre dernier.
- Les restes de Daniel Aruebose, disparu il y a plus de quatre ans et demi, avaient été découverts suite à une vérification des allocations sociales.
L’homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été appréhendé à l’aéroport de Dublin cet après-midi, peu après son arrivée en provenance de Lisbonne (Portugal). Il n’existe pas de vols directs entre le Brésil et l’Irlande, ce qui explique cette escale. Son arrestation fait suite à une étroite collaboration entre la Gardaí et les autorités brésiliennes.
Selon les informations disponibles, l’homme se trouvait en situation d’immigration irrégulière au Brésil, ce qui a conduit à son expulsion. À son arrivée à Dublin, il a attiré l’attention des services de police, qui ont vérifié son statut légal sur le territoire irlandais. L’enquête a révélé qu’il connaissait à la fois Daniel Aruebose et la femme précédemment arrêtée et relâchée.
Daniel Aruebose a été vu pour la dernière fois à son domicile, dans les appartements The Gallery à Donabate, il y a plus de quatre ans et demi, alors qu’il n’avait que trois ans. Sa disparition et son décès n’ont été révélés que suite à une enquête déclenchée par des préoccupations concernant le versement d’allocations sociales. Le ministère de la Protection sociale avait alors alerté Tusla, l’agence irlandaise pour la protection de l’enfance, qui a à son tour contacté la Gardaí.
Les recherches menées pendant plus de deux semaines et demie sur un terrain vague près du domicile de l’enfant ont finalement permis de découvrir ses restes squelettiques. L’enquête pour meurtre est menée par une équipe de détectives de Swords, appuyée par des unités spécialisées, dont le Bureau national des enquêtes criminelles.
L’homme arrêté est actuellement détenu en vertu de l’article 4 de la loi sur la justice pénale, ce qui autorise un interrogatoire de 24 heures maximum. Il devra être inculpé ou libéré au plus tard demain après-midi.