Publié le 6 février 2026 à 14h35. L’ancien président américain Donald Trump a publiquement critiqué le président israélien Isaac Herzog, l’exhortant à gracier le Premier ministre Benjamin Netanyahu, actuellement jugé pour corruption, une intervention qui a suscité une réponse ferme de Jérusalem et soulevé des questions sur l’ingérence extérieure.
- Donald Trump a demandé à Isaac Herzog de gracier Benjamin Netanyahu, estimant que ce dernier a accompli des « choses extraordinaires » pendant la guerre.
- Le bureau du président Herzog a réaffirmé que la demande de grâce, soumise en novembre, était en cours d’examen par le ministère de la Justice, sans pression extérieure.
- L’entourage de Netanyahu a nié toute initiative de sa part pour solliciter l’intervention de Trump.
L’attaque verbale de Donald Trump contre Isaac Herzog a provoqué une onde de choc en Israël, mettant en lumière les tensions politiques internes et les relations diplomatiques complexes entre les deux pays.
S’adressant aux journalistes à la Maison Blanche, Trump a déclaré que le président Herzog devrait « avoir honte » de ne pas avoir encore gracié Benjamin Netanyahu, accusé de corruption. Il a également souligné que le Premier ministre israélien avait réalisé des « choses extraordinaires » en temps de guerre, justifiant, selon lui, un acte de clémence.
Réponse ferme du bureau présidentiel israélien
Le bureau du président Herzog a rapidement réagi, précisant qu’aucune décision n’avait encore été prise concernant la demande de grâce. La requête, initialement formulée par Netanyahu en novembre, est actuellement examinée par le ministère de la Justice conformément aux procédures légales en vigueur.
Souveraineté et État de droit au cœur de la réponse
Le bureau présidentiel a insisté sur le fait que la décision finale serait prise « conformément à la loi, dans le meilleur intérêt de l’État d’Israël, guidée par la conscience du président et sans aucune pression externe ou interne ». Herzog a exprimé sa gratitude envers Trump pour son soutien constant à Israël, tout en soulignant que le pays est un État souverain régi par l’État de droit.
Des spéculations après la rencontre Trump-Netanyahu
L’intervention de Trump intervient peu après une rencontre avec Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche. Selon plusieurs médias, le bureau de Herzog aurait demandé des éclaircissements pour savoir si Netanyahu avait encouragé Trump à faire ces déclarations publiques à l’encontre du président israélien.
Démenti de l’entourage de Netanyahu
L’entourage de Netanyahu a démenti toute implication dans les propos de Trump, affirmant que la demande de grâce était une initiative purement américaine. « Le Premier ministre a appris cette information par les médias et n’en avait aucune connaissance préalable », a-t-on précisé.
Netanyahu avait officiellement sollicité une grâce présidentielle auprès de Herzog par le biais d’une lettre. La date à laquelle une décision sera prise reste incertaine. Le Premier ministre est actuellement confronté à un procès pour corruption qui dure depuis plus de cinq ans, avec des accusations de fraude, d’abus de confiance et de corruption à son encontre. Trump avait déjà, à plusieurs reprises, exhorté Herzog à gracier Netanyahu.