Publié le 2024-05-22 10:15:00. Un sous-marin russe en difficulté, le Novorossiysk, est rentré en mer Baltique après une longue traversée depuis la Méditerranée, sous la surveillance constante des garde-côtes internationaux.
Le bâtiment, un sous-marin conventionnel de classe Kilo-II mis en service en 2014, a été observé mardi traversant l’île de Fehmarn à une vitesse minimale d’environ 11 km/h (six nœuds). Son trajet est surveillé de près par les autorités maritimes allemandes et danoises, comme l’ont rapporté les Kieler Nachrichten.
La nature exacte de la panne qui affecte le sous-marin russe reste inconnue. Le navire émet des panaches de fumée blancs de manière irrégulière et semble incapable de plonger. Selon certains blogueurs militaires russes, des problèmes liés aux réservoirs pourraient être à l’origine des difficultés du Novorossiysk.
Le sous-marin, long de 73 mètres pour un déplacement de 3000 tonnes, appartient à la nouvelle génération de la flotte russe. Il a effectué une véritable odyssée ces derniers mois, naviguant de la mer Baltique à la Méditerranée, faisant escale à Tartous en Syrie, puis en Algérie, avant de reprendre la route vers la mer Baltique. C’est peu après son départ de cette dernière destination que l’incident aurait eu lieu, endommageant le submersible.
L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) suit le Novorossiysk depuis le 26 septembre, date à laquelle le sous-marin a franchi le détroit de Gibraltar. Depuis, il progresse lentement vers son port d’attache, escorté par un remorqueur armé.
Cette situation insolite n’a pas manqué de susciter des commentaires. Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a ironisé sur la présence navale russe en Méditerranée : « Il n’y a pratiquement plus de présence navale russe en Méditerranée. Il n’y a qu’un seul sous-marin russe solitaire et en difficulté, qui rentre chez lui après sa patrouille. » La marine russe, quant à elle, a démenti toute information faisant état de dommages.