Home Accueil Il y a du sang neuf dans la scène des galeries Old-Money de l’Upper East Side

Il y a du sang neuf dans la scène des galeries Old-Money de l’Upper East Side

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L’Upper East Side new-yorkais, traditionnellement réputé pour ses musées prestigieux et son ambiance feutrée, connaît une revitalisation artistique et sociale. L’arrivée de nouvelles galeries, de restaurants branchés et de clubs privés attire une nouvelle génération de collectionneurs et d’amateurs d’art, transformant le quartier en un pôle culturel en pleine effervescence.

« J’ai toujours trouvé passionnant d’être à proximité des musées les plus importants du monde », explique David Rödder, galeriste qui a ouvert une galerie dans le quartier. Il cite notamment le Metropolitan Museum of Art (le Met), le Museum of Modern Art (MoMA) et le Guggenheim, ainsi que le Musée juif et El Museo del Barrio.

Rödder apprécie particulièrement l’atmosphère de l’Upper East Side, qui contraste avec l’effervescence de quartiers comme Chelsea ou Tribeca. « J’aime le rythme de l’Upper East Side, le fait que les personnes qui viennent le font réellement pour apprendre et s’investir dans l’art, pour échanger avec nous. Elles prennent le temps nécessaire », précise-t-il.

Le galeriste s’inspire du quartier londonien de St. James’s, où les galeries d’art contemporain côtoient les marchands d’art ancien et les libraires spécialisés. Il note également l’amélioration de l’offre gastronomique dans l’Upper East Side, qui rappelle, selon lui, le West Village. « C’est certainement devenu beaucoup plus intéressant et branché au cours de l’année écoulée, avec l’ouverture de restaurants et de clubs intéressants », affirme Rödder. « J’ai entendu parler de nouveaux restaurants prometteurs à venir. Il y a une nouvelle dynamique qui s’installe, portée par une nouvelle vague de jeunes qui souhaitent vivre et s’installer ici. »

Rödder est un habitué de Maxime’s, le club privé londonien de Robin Birley, dont la version new-yorkaise est devenue un lieu de rendez-vous prisé des acteurs du monde de l’art. Il y a croisé récemment Michael Nevin, cofondateur de The Journal Gallery, ainsi qu’une demi-douzaine de collectionneurs, dont beaucoup venaient d’autres villes.

L’espace de la galerie Rödder va bientôt s’agrandir. En mai, sa voisine Barbara Mathes lui cédera son espace à l’étage, lui permettant ainsi d’occuper l’ensemble du niveau. Juste en dessous, se trouve Robert B. Simon, un expert en maîtres anciens qui a découvert un tableau lors d’une vente aux enchères à la Nouvelle-Orléans, estimé à 450 millions de dollars (environ 375 millions d’euros) – le célèbre Salvator Mundi.

Récemment, Rödder a organisé une discussion avec l’artiste Jon Kessler et Mélinda Lang, directrice de l’International Studio & Curatorial Program, à propos de l’œuvre de James Castle, un artiste regretté dont le travail connaît un regain d’intérêt. « Une sorte d’équipe formidable ici », s’est exclamé Kessler, visiblement surpris par l’affluence.

En février, Robert B. Simon a exposé des dessins de la Renaissance, pour la plupart anonymes, attirant l’attention des connaisseurs.

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