Home Santé Ils comparent les dommages cardiaques causés par le vaccin Pfizer Covid à ceux qui provoquent la maladie : le résultat

Ils comparent les dommages cardiaques causés par le vaccin Pfizer Covid à ceux qui provoquent la maladie : le résultat

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Publié le 2025-11-06 10:01:00. Une étude britannique majeure comparant les risques de Covid-19 et de vaccin à ARN messager chez les jeunes Anglais révèle que l’infection naturelle présente un risque cardiaque plus élevé que la vaccination.

  • Le Covid-19 est associé à un risque significativement plus élevé de problèmes cardiaques et de coagulation chez les moins de 18 ans que le vaccin Pfizer.
  • Le risque cardiaque post-infection est près de deux fois et demie supérieur à celui observé après vaccination.
  • Ces conclusions soutiennent les stratégies de vaccination pour les enfants et adolescents face aux risques persistants du SARS-CoV-2.

La question des effets secondaires des vaccins à ARN messager suscite des interrogations, particulièrement auprès des parents de garçons et adolescents. Dans ce contexte, des chercheurs de la British Heart Foundation au Royaume-Uni ont mené une vaste étude comparative. Leur objectif : évaluer la rareté des maladies graves post-Covid par rapport aux potentiels effets indésirables liés à la vaccination, notamment chez les plus jeunes.

Les travaux ont porté sur un échantillon colossal de plus de 13 millions de jeunes Anglais, dont plus de 6 millions ont contracté le Covid-19 ou ont été vaccinés. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue The Lancet, analysent les dossiers de santé électroniques de l’ensemble de la population anglaise âgée de moins de 18 ans, inscrits dans des centres de soins primaires.

L’étude rétrospective et populationnelle s’est concentrée sur des événements spécifiques : les thromboses artérielles et veineuses, la thrombocytopénie (diminution des plaquettes), la myocardite et la péricardite (inflammations du muscle cardiaque et de la membrane qui l’entoure), ainsi que d’autres conditions inflammatoires. Pour les besoins de la recherche, un diagnostic de Covid-19 était défini par un premier test PCR ou antigénique positif au SARS-CoV-2, tandis que la vaccination faisait référence à la première administration documentée du vaccin à ARN messager de Pfizer, le plus utilisé mondialement.

Au sein de la population étudiée, composée de près de 13,9 millions de jeunes de moins de 18 ans (48,8 % de filles et 51,2 % de garçons), près de 3,9 millions avaient reçu un diagnostic de Covid-19. Chez ces individus infectés, l’incidence de lésions cardiaques était plus élevée durant la première semaine suivant le diagnostic, puis diminuait progressivement. Cependant, les risques de thromboembolie veineuse, de thrombocytopénie et de myocardite/péricardite restaient élevés au-delà de 12 mois.

Concernant la vaccination, sur plus de 9,2 millions de jeunes âgés de 5 à 18 ans ayant reçu au moins une dose, la vaccination contre le Covid-19 était associée à un risque accru de myocardite ou de péricardite durant les quatre premières semaines suivant l’inoculation. Toutefois, ce surrisque absolu à six mois se chiffre à 0,85 pour 100 000 individus vaccinés, contre 2,24 pour 100 000 individus après un diagnostic de Covid-19. Autrement dit, le risque de problèmes cardiaques est environ 2,5 fois supérieur chez les jeunes ayant contracté la maladie que chez ceux ayant été vaccinés.

Selon les chercheurs, ces résultats ont une importance capitale pour les décideurs politiques et les professionnels de santé. Ils visent à éclairer le consentement à la vaccination des enfants et à soutenir les stratégies de santé publique visant à réduire les risques les plus fréquents et persistants associés à l’infection par le SARS-CoV-2.

Néanmoins, le pédiatre Adam Finn, cité par l’AFP, invite à la prudence. Il souligne que l’étude a été réalisée sur des données collectées entre 2021 et 2022, périodes durant lesquelles circulaient des variants du Covid-19 potentiellement plus virulents que ceux actuellement prédominants. Des recherches supplémentaires sur les sous-variantes d’Omicron seraient donc nécessaires pour affiner ces conclusions.

Cette nouvelle recherche, qui réévalue l’efficacité préventive de la vaccination, intervient alors que les ventes de vaccins anti-Covid de Pfizer aux États-Unis ont connu une baisse significative. Les autorités sanitaires américaines ont ajusté leurs recommandations, ne conseillant plus la vaccination pour tous mais laissant le choix aux individus. Des personnalités, comme Robert Kennedy Jr., ont publiquement soulevé des questions sur la sécurité des vaccins à ARNm, suggérant qu’ils ne sont plus systématiquement recommandés pour les enfants en bonne santé et les femmes enceintes.

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