Home Santé Ils découvrent pourquoi la graisse viscérale peut favoriser le développement du diabète de type 2

Ils découvrent pourquoi la graisse viscérale peut favoriser le développement du diabète de type 2

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Publié le 2024-02-29 10:00:00. Une équipe de chercheurs américains a identifié une protéine essentielle à la survie des cellules immunitaires dans le tissu adipeux, ouvrant de nouvelles perspectives dans la lutte contre l’obésité et le diabète de type 2.

  • La protéine SerpinB2 est cruciale pour empêcher la mort des macrophages résidents du tissu adipeux.
  • L’absence de SerpinB2 induit un stress oxydatif et déclenche la mort cellulaire, favorisant l’inflammation et la résistance à l’insuline.
  • Des tests sur des souris ont montré que l’administration de N-acétylcystéine (NAC) peut atténuer ces effets.

Des scientifiques de l’Université de Pittsburgh et d’autres institutions aux États-Unis ont mis en évidence le rôle clé de la protéine SerpinB2 dans le maintien de l’équilibre immunitaire au sein du tissu adipeux. Leur découverte, publiée dans la revue Communications Nature, pourrait transformer notre approche de la prévention et du traitement de l’obésité et du diabète.

Les macrophages, des cellules immunitaires présentes dans le tissu adipeux, jouent un rôle protecteur en limitant l’inflammation. L’étude révèle que la protéine SerpinB2 est indispensable à leur survie. En cas de déficit en SerpinB2, ces cellules meurent, laissant le champ libre à l’inflammation chronique et à la résistance à l’insuline, un précurseur du diabète de type 2.

Les chercheurs ont observé que l’absence de SerpinB2 provoque un stress oxydatif au sein des mitochondries des macrophages. Ce stress déclenche la libération de cytochrome c, un processus qui conduit à la mort cellulaire programmée. En d’autres termes, les macrophages s’autodétruisent, compromettant ainsi la capacité du tissu adipeux à contrôler l’inflammation.

L’équipe a également analysé des échantillons humains et constaté que les personnes obèses présentent des niveaux de SerpinB2 plus faibles dans leur tissu adipeux que les personnes de poids normal. Un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé était corrélé à une diminution de la présence de cette protéine.

Pour valider leurs découvertes, les chercheurs ont mené des expériences sur des souris génétiquement modifiées pour ne pas produire de SerpinB2 dans leurs macrophages. Ces souris ont présenté des niveaux de glucose, d’insuline et de lipides plus élevés que les souris témoins, malgré un poids similaire. De plus, elles affichaient une diminution de l’activité des gènes antioxydants et une augmentation des radicaux libres mitochondriaux.

Une piste thérapeutique prometteuse a été identifiée avec l’administration de N-acétylcystéine (NAC), un précurseur du glutathion, un puissant antioxydant. Chez les souris dépourvues de SerpinB2, le traitement à la NAC a permis de restaurer partiellement la sensibilité à l’insuline et de réduire l’inflammation.

« Ces résultats démontrent que les macrophages résidant dans le tissu adipeux sont essentiels au maintien d’un environnement anti-inflammatoire, à l’homéostasie du tissu adipeux et à la sensibilité à l’insuline », soulignent les chercheurs. Ils précisent toutefois que des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats chez l’homme et pour mieux comprendre les mécanismes complexes qui régulent l’expression de SerpinB2 et la réponse inflammatoire.

L’étude suggère que renforcer la fonction antioxydante des macrophages résidents pourrait constituer une nouvelle stratégie pour prévenir l’inflammation chronique et le diabète, ouvrant ainsi des perspectives intéressantes pour le développement de nouvelles thérapies.

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