Home Économie Industrie : 2025 est une « année charnière » pour Pascal Raggi, professeur d’histoire spécialiste de la sidérurgie

Industrie : 2025 est une « année charnière » pour Pascal Raggi, professeur d’histoire spécialiste de la sidérurgie

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Publié le 13 février 2026 00:23:00. La Moselle est confrontée à une vague de fermetures industrielles avec la liquidation de NovAsco à Hagondange et la cessation d’activité programmée de deux autres sites, menaçant près de 700 emplois d’ici fin 2026. Cette situation, qualifiée de « charnière » par un spécialiste, soulève des questions sur l’avenir industriel du département.

  • La liquidation judiciaire de NovAsco à Hagondange est actée.
  • Les usines Allgaier France à Faulquemont (80 salariés) et Mahle-Behr à Hambach (186 salariés) vont cesser leur activité.
  • Pascal Raggi, professeur d’histoire contemporaine, estime que 2026 est une année cruciale pour l’industrie mosellane.

Près de 700 emplois industriels sont menacés en Moselle d’ici la fin de l’année 2026. Outre la liquidation de NovAsco à Hagondange, déjà officialisée, deux autres sites majeurs vont baisser le rideau : l’usine Allgaier France, basée à Faulquemont et employant 80 personnes, ainsi que l’établissement Mahle-Behr à Hambach, qui compte 186 salariés. Ces fermetures s’inscrivent dans un contexte national plus large, où, selon France Bleu, le nombre d’usines qui ferment dépasse celui des nouvelles ouvertures.

Pascal Raggi, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine et spécialiste de l’industrie, souligne l’importance de cette année 2026.

« C’est la fin de quelque chose, en tous cas d’une industrie qui irriguait beaucoup le territoire. Peut-être que l’avenir sera une réindustrialisation. Moi je le souhaite franchement, mais à mon avis, on n’aura pas autant d’emplois créés que jusque dans les années 60/70. »

Pascal Raggi, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine

Il tempère toutefois les inquiétudes, insistant sur le fait que la situation ne marque pas nécessairement la fin de l’industrie en Moselle.

Selon lui, un certain nombre de facteurs laissent entrevoir des signes d’espoir.

« Il y a des éléments très négatifs avec des suppressions de sites et des disparitions d’emplois. Cependant, on ne part pas sur la fin à court terme de l’industrie en Moselle. »

Pascal Raggi, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine

Il note un regain d’intérêt politique pour la relocalisation industrielle, notamment suite aux chocs du Covid-19 et du conflit en Ukraine. Des logiques purement comptables et financières, qui avaient favorisé la délocalisation, commencent à évoluer.

Pascal Raggi met également en avant l’interdépendance des usines et le potentiel de relance lié au développement de l’automobile électrique. Il rappelle que les constructeurs automobiles sont d’importants clients d’ArcelorMittal, qui fabrique des tôles sur son site de Sainte-Agathe à Florange. Cette dynamique pourrait permettre de sauver certains sites et de créer de nouvelles opportunités.

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