Publié le 23 octobre 2025 à 09:59. Le biochimiste Alexander Mosig prend la tête d’un nouveau poste à l’hôpital universitaire d’Iéna dédié au développement de méthodes de remplacement des tests sur animaux, avec une spécialisation sur les « organes sur puce » pour étudier infections et inflammations.
L’objectif est de réduire drastiquement l’expérimentation animale tout en améliorant la précision des modèles de maladies humaines. Ces « organes sur puce », de minuscules dispositifs reproduisant la structure et la fonction de tissus humains, promettent une meilleure compréhension des pathologies et une évaluation plus fiable des traitements médicamenteux.
Le professeur Mosig, désormais titulaire de la chaire des méthodes de remplacement des tests sur animaux pour la recherche sur les infections et l’inflammation à l’Hôpital Universitaire d’Iéna (UKJ), se concentre sur la création de modèles in vitro capables de simuler fidèlement les processus infectieux et inflammatoires au sein d’organes comme les poumons, l’intestin ou le foie. Ces biopuces permettent aux chercheurs de recréer des infections virales, bactériennes ou fongiques, tout en étudiant l’interaction des micro-organismes avec le système immunitaire humain et l’influence du microbiome. La technologie développée par son équipe a d’ailleurs fait l’objet d’un brevet et est commercialisée par la jeune entreprise Dynamic42, issue de ses travaux.
Diplômé de l’université d’Iéna, où il a obtenu son doctorat sur l’artériosclérose et dirigé des projets sur la sepsie, Alexander Mosig a été récompensé à plusieurs reprises pour ses recherches pionnières dans ce domaine, notamment par le prix de Thuringe et le prix fédéral pour la recherche sur le bien-être animal. Son engagement en faveur du développement de méthodes de recherche alternatives l’a conduit à refuser une offre de poste à Hambourg pour rejoindre l’UKJ, où il participe activement à la formation des futurs professionnels de la biochimie et de la médecine.
À l’avenir, le professeur Mosig entend renforcer la stratégie « 3R » (Remplacer, Réduire, Raffiner) au sein de l’hôpital universitaire. Il prévoit d’organiser des ateliers et des formations pour encourager les chercheurs d’Iéna à adopter des alternatives modernes, telles que les modèles à base de cellules souches ou les systèmes d’organes sur puce, et à développer des méthodes adaptées à leurs travaux spécifiques.
Images :
Le professeur Alexander Mosig étudie des systèmes d’organes sur puce comme modèles pour la recherche sur les infections et les inflammations. Voir l’image.
Source : Michael Szabó
Droits d’auteur : Hôpital universitaire d’Iéna
Public et thématiques :
- Publics : Journalistes, grand public
- Disciplines : Biologie, Médecine, Nutrition / Santé / Soins infirmiers, Sciences sociales, Zoologie / Sciences agricoles et forestières
- Portée : Transrégional, national
- Annonce : Nomination
- Langue : Allemand