Publié le 2025-10-06 16:09:00. Un nouveau bâtiment judiciaire, aux formes inspirées des étoiles, sort de terre à Klagenfurt, promettant une gestion plus efficace et des conditions d’hébergement améliorées pour les détenus. Ce projet vise également à optimiser l’usage des ressources énergétiques.
- La conception en étoile du nouveau centre judiciaire de Klagenfurt vise à centraliser la surveillance et à prévenir les interactions non autorisées entre détenus.
- Les cellules, conformes aux normes européennes, accueilleront au maximum deux personnes et seront équipées d’un sanitaire complet.
- Le bâtiment met l’accent sur la durabilité, avec l’exploitation de l’énergie géothermique et l’installation de panneaux photovoltaïques, ainsi que l’utilisation d’eau recyclée.
La structure novatrice du nouveau pouvoir judiciaire de Klagenfurt prend une forme distinctive : celle d’une étoile. Selon Josef Gramm, le directeur de l’administration judiciaire de la ville, ce design a été choisi pour sa capacité à permettre une surveillance centralisée et efficace depuis le cœur du bâtiment, tout en limitant les possibilités de concertation entre les personnes détenues. Cette configuration rappelle des expériences antérieures jugées positives, la forme en étoile s’avérant « pratique » et favorisant la « concentration d’efficacité ».
Un autre avantage de cette architecture en étoile, souligne M. Gramm, réside dans la division fonctionnelle des « doigts » du bâtiment. D’un côté, les salles de détention ; de l’autre, des espaces dédiés aux activités diurnes des détenus, tels que des salles de formation, des terrasses et des salles de sport, favorisant ainsi leur instruction et leur réinsertion.
Concernant les conditions d’hébergement, une amélioration notable est attendue. Alors que les anciennes infrastructures pouvaient loger six personnes dans des cellules de 40 m², le nouveau bâtiment propose des cellules individuelles ou doubles. Chaque cellule, d’une surface comprise entre 12,5 m² et 16,5 m², respecte les normes européennes en matière de détention. « Seulement un maximum de deux personnes sont hébergées par détérioration », précise le chef de projet, Armin Pirnat de la société immobilière fédérale. De plus, chaque cellule sera équipée d’un bloc sanitaire individuel comprenant toilettes, douche et lavabo.
Le projet met également un point d’honneur à la durabilité. « Le bâtiment est caractérisé par la durabilité », explique Armin Pirnat. L’énergie géothermique, via des sondes terrestres, sera exploitée pour couvrir intégralement les besoins de chauffage, tandis qu’un système photovoltaïque contribuera à l’alimentation électrique. L’innovation se retrouve aussi dans l’utilisation d' »eau personnalisée », probablement une référence à l’eau recyclée ou traitée pour des usages spécifiques, afin de minimiser la consommation.
Face aux spéculations sur un éventuel caractère luxueux du bâtiment, Armin Pirnat se veut clair : « À mon avis, les matériaux seuls sont installés. Il est simplement construit à l’avenir. » Il ajoute que le coût total de construction, s’élevant à 170 millions d’euros bruts, est contractuellement fixé et que les équipes respectent le budget. La conception, y compris la prise en compte d’espaces dédiés aux femmes détenues, est jugée pertinente et conforme aux prévisions.
Le chantier progresse selon le calendrier établi. « Nous sommes très bons dans le calendrier, nous sommes complètement dans la zone verte, à la fois sur le temps et pour des raisons de coût », a déclaré M. Pirnat. Une livraison effective au ministère est envisagée pour le troisième trimestre de 2027.