Publié le 23 février 2026. L’association Ypsilon lance une initiative pour donner une voix aux frères et sœurs de personnes souffrant de troubles psychiques, une population souvent négligée par les systèmes de soutien et les organisations familiales.
Les frères et sœurs de personnes atteintes de maladies mentales constituent un groupe particulièrement vulnérable, trop souvent oublié des dispositifs d’aide et de soutien. C’est le constat alarmant dressé par l’association Ypsilon, qui a décidé d’agir pour mieux répondre à leurs besoins spécifiques.
Selon Marjolein Hoekstra, responsable du projet au sein d’Ypsilon,
« Il n’y a pas assez de bons outils et d’options de soutien pour les frères et sœurs de personnes atteintes d’une maladie mentale. »
Marjolein Hoekstra, responsable du projet d’Ypsilon
Elle souligne que ces « frères » et « sœurs » ont également leurs propres questions et besoins, souvent ignorés.
L’association a recueilli les témoignages de plusieurs personnes concernées. Joey, par exemple, avait 13 ans lorsque son frère Rick a présenté sa première psychose. Il confie :
« J’ai du mal à gérer la situation à la maison. En tant que petit frère, je m’inquiète toujours pour mon frère. Il existe une peur constante des admissions obligatoires. En conséquence, la vie peut parfois sembler difficile et j’ai parfois peur pour mon propre avenir. Cela affecte également mes résultats scolaires. »
Joey, frère d’une personne atteinte de psychose
Ypsilon constate que les préoccupations de ces jeunes sont rarement entendues, notamment en raison de la composition majoritaire de ses membres, qui sont principalement des parents. Chaque année, environ 3 000 personnes sont confrontées à une première psychose aux Pays-Bas (3 000 nouveaux frères et sœurs concernés), et beaucoup d’entre elles se retrouvent sans aucun soutien. L’association souhaite désormais mieux comprendre leurs expériences et leurs attentes.
Dans les mois à venir, Ypsilon prévoit de mener de nouvelles enquêtes et de nouvelles discussions avec des jeunes afin d’identifier leurs besoins précis. Les questions posées porteront sur leur vécu, leurs difficultés, leurs attentes en matière de soutien et leurs préférences en termes de contact avec l’association. L’objectif est de développer des outils et des services adaptés à ce public spécifique.
Si vous êtes également le frère ou la sœur d’une personne atteinte d’une maladie mentale et souhaitez faire entendre votre voix, vous pouvez vous inscrire à l’étude via ce formulaire. Vous serez contacté(e) après votre inscription.
Source : ypsilon.org
Ce message a été lu 5 fois.