Alexander Volkov, surnommé « Drago », incarne une menace silencieuse dans la catégorie des poids lourds. Le colosse russe de 2 mètres a bâti sa réputation sur une violence calculée, un combattant qui ne se contente pas de frapper, mais qui démantèle. Pourtant, derrière son extérieur placide se cache une fierté profonde pour sa patrie, ses origines et l’identité qui l’a forgé.
Son parcours, du prodige du karaté au champion du Bellator, puis à sa place actuelle de prétendant à l’UFC, témoigne de bien plus qu’un simple talent athlétique. C’est le fruit d’une discipline, d’une résilience et d’un héritage culturel. Alors qu’il se prépare pour son prochain choc contre Jailton Almeida lors de l’UFC 321 le 25 octobre, les fans continuent de se demander : qui est Alexander Volkov, au-delà de la cage ?
Une identité russe forgée à Moscou
Alexander Yevgenyevich Volkov est né le 24 octobre 1988 à Moscou. À cette époque, le pays était encore sous le joug de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). Volkov affiche fièrement sa nationalité russe et utilise d’ailleurs les chansons d’artistes de sa terre natale comme musique d’entrée lors de ses combats. Son surnom « Drago » lui vient d’ailleurs de son admiration pour le méchant russe du même nom, interprété par Dolph Lundgren dans le quatrième volet de la saga Rocky.
Sur le plan ethnique, Alexander Volkov est bien Russe, même si Moscou est un creuset où se côtoient de nombreuses populations d’Europe de l’Est, telles que des Ukrainiens, des Biélorusses, des Azerbaijanais, des Tatars et des Arméniens. Quant à ses croyances religieuses, le combattant reste discret, préférant maintenir cette sphère de sa vie à l’abri des projecteurs.
Le parcours d’un combattant, de la discipline à la résilience
Le parcours d’Alexander Volkov illustre comment son héritage culturel a façonné son mental d’athlète et d’homme. Contrairement à d’autres combattants qui voient le MMA comme une thérapie pour surmonter des difficultés personnelles, Volkov a emprunté une voie différente. Déjà karatéka accompli dès son plus jeune âge – il a obtenu sa première ceinture à neuf ans – il a rapidement su que le combat professionnel était sa destinée.
« Je fais du sport depuis l’enfance. J’ai obtenu ma première ceinture de karaté quand j’avais neuf ans. Et il était clair pour moi que je devais continuer », confiait Volkov à l’UFC. Cette philosophie l’a conduit au Bellator, où il est devenu champion des poids lourds avant de faire ses débuts à l’UFC en 2016. Depuis, il s’est mesuré à des noms redoutables tels que Derrick Lewis, Curtis Blaydes et Ciryl Gane, s’affirmant comme l’un des combattants les plus techniquement aboutis de la division.
Sa détermination a été mise à l’épreuve lors de sa revanche contre Ciryl Gane à l’UFC 310 en 2024. La décision partagée fut controversée, 19 médias sur 20 ayant donné la victoire à Volkov. Même le président de l’UFC, Dana White, a publiquement présenté ses excuses, estimant que Volkov aurait dû l’emporter. Le combattant lui-même a exprimé sa frustration à l’égard de la juge Adalaide Byrd, connue pour ses décisions parfois erratiques.
Avec son prochain combat programmé contre Jailton Almeida le 25 octobre lors de l’UFC 321, la star russe compte bien retrouver son élan et faire taire les doutes.