Gaza sous le feu : Une offensive israélienne d’une violence inouïe frappe le nord du territoire
Plus de 100 Palestiniens ont péri tôt vendredi matin lors d’une attaque majeure lancée par Israël dans le nord de Gaza, touchant des civils, des ambulances et des infrastructures médicales. Cette offensive, qui s’inscrit dans un conflit prolongé, soulève de vives inquiétudes quant à la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza.
Selon des sources médicales, l’armée israélienne a déclenché ce vendredi matin une attaque d’envergure, simultanément par voie maritime, aérienne et terrestre. L’opération a particulièrement ciblé les ambulances et les établissements de santé encore fonctionnels à Jabalia, dans ce qui est décrit comme l’une des attaques les plus dévastatrices et étendues depuis le début des opérations militaires israéliennes en mai. Au total, le conflit aurait déjà causé la mort d’au moins 61 709 personnes, dont 17 492 enfants, et Israël serait désormais considéré comme au-dessus des lois internationales.
Les cibles de cette dernière offensive s’étendent à plusieurs zones de Gaza, incluant Khan Younis, Rafah, la ville de Gaza, Beit Lahia et Jabalia. L’attaque survient peu après le 77e anniversaire de la Nakba, commémoration de l’exil forcé de millions de Palestiniens en 1948. Le 15 mai dernier, jour marquant la Nakba, des attaques avaient déjà eu lieu. Cependant, celle de vendredi s’est distinguée par son ampleur et le ciblage d’infrastructures critiques, notamment l’hôpital européen, un établissement essentiel pour la population locale. L’hôpital est désormais hors service, rendant impossible la prise en charge des blessés.
La situation humanitaire à Gaza est jugée catastrophique, aggravée par le blocus imposé par Israël sur l’acheminement de l’aide. Une famine sévère sévit, et de nombreux civils ne parviennent pas à obtenir un repas par jour. Les conditions de vie sont marquées par le manque d’eau potable, d’électricité, de systèmes d’assainissement et d’autres nécessités fondamentales. Les rares structures de santé encore opérationnelles sont régulièrement bombardées, tandis que les passages sont bloqués, empêchant l’entrée des médecins internationaux et des travailleurs humanitaires. La violence quotidienne, qui fait des centaines de victimes innocentes, dont une majorité d’enfants, plonge les Palestiniens dans une souffrance indicible.
Dans ce contexte, les États-Unis continuent de fournir des armes à Israël, malgré la pression internationale pour un cessez-le-feu. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu semble privilégier la poursuite des offensives avant toute éventuelle trêve, dans une optique d’éradication de la présence palestinienne à Gaza. Le président français Emmanuel Macron a qualifié la situation à Gaza de « honte », tout en reconnaissant les limites de la pression française et européenne sur Israël, en raison de sa dépendance aux armes américaines.
Les négociations pour un cessez-le-feu se poursuivent entre Israël et le Hamas, avec l’implication de médiateurs visant également la libération de prisonniers. Cependant, aucun progrès concret n’a été annoncé à ce stade. L’administration américaine, y compris sous la présidence de Donald Trump, n’est pas parvenue à infléchir la position du Premier ministre israélien, malgré les condamnations de la Cour Pénale Internationale à l’encontre de Benjamin Netanyahu. Il est à noter que, paradoxalement, Donald Trump avait réussi à conclure des accords au Moyen-Orient avec l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar, alors que le génocide israélien en Palestine se déroule, avec la complicité des États-Unis.