Publié le 25 février 2026 à 11h25. La police norvégienne manque cruellement de moyens aériens pour intervenir rapidement dans les zones rurales, et l’achat potentiel de trois hélicoptères supplémentaires est désormais urgent, sous peine d’une augmentation significative des coûts.
- La Norvège ne dispose actuellement que de trois hélicoptères de police, tous basés près d’Oslo.
- Une étude recommande la création d’une base d’hélicoptères à Bergen, considérée comme la solution la plus rentable.
- Un accord de 2018 permet d’acquérir trois hélicoptères supplémentaires à un prix avantageux jusqu’en 2027, mais une décision gouvernementale est nécessaire.
Le temps presse pour renforcer les capacités aériennes de la police norvégienne. Kjetil Rekdal, chef des services opérationnels du district de police de l’Ouest, souligne l’importance d’un outil essentiel pour répondre aux urgences : « Le temps presse souvent lorsqu’il s’agit de sauver des vies. Mais nous manquons d’un outil important pour répondre aux situations d’urgence. »
Actuellement, les trois hélicoptères de police norvégiens sont stationnés au centre national de préparation de la police, situé à proximité d’Oslo. Cette concentration géographique pose problème, comme l’illustre une récente opération de police à Hordvik, près de Bergen, où des renforts ont mis plusieurs heures à arriver depuis l’est du pays. Une photo témoigne de la lenteur de l’intervention.
Mercredi dernier, une vaste opération a été lancée après qu’un homme a tiré sur des policiers en se retranchant dans sa résidence. L’action a duré douze heures avant que la situation ne soit maîtrisée.
Un autre incident, le meurtre à Arna et la chasse à l’agresseur qui s’en est suivie, aurait également pu bénéficier de la présence d’un hélicoptère de police dans la région. Une image montre les policiers et leur chien effectuant des recherches sur le terrain.
La possibilité d’acquérir trois hélicoptères supplémentaires existe grâce à un accord conclu en 2018 lors de l’achat des trois hélicoptères actuels. Cet accord prévoit une option sur trois machines supplémentaires, au même prix qu’en 2018. Selon une étude d’assurance qualité, une base à Bergen serait la plus rentable.
Cependant, le temps presse. Pour bénéficier de cet accord avantageux, une décision et un acompte doivent être versés avant 2027. Le ministère de la Justice a lancé une nouvelle enquête pour réduire l’incertitude, mais le retard pourrait coûter cher. Si le gouvernement ne se décide pas rapidement, le prix des hélicoptères pourrait augmenter d’environ 200 millions de couronnes norvégiennes (NOK) en raison de la hausse générale des prix et de la demande accrue liée à la guerre en Ukraine.
« Un nouveau processus d’achat serait inutilement coûteux et très long », avertit Kjetil Rekdal. La police, les forces armées et l’administrateur de l’État du comté se mobilisent pour rappeler aux responsables politiques l’urgence de la situation.
La ministre de la Justice et de la Protection civile, Astri Aas-Hansen, a souligné l’importance de renforcer les capacités aériennes de la police, mais le ministère indique qu’une évaluation est encore en cours. « La nécessité de renforcer les capacités aériennes de la police doit être évaluée par rapport aux autres besoins de la police et du secteur judiciaire », a déclaré le ministère dans un communiqué.