Publié le 11 février 2026 18h19. Bien que l’université de technologie d’Eindhoven (TU/e) constate une augmentation globale du nombre d’étudiantes, une forte disparité persiste dans les filières d’ingénierie mécanique, soulevant des questions sur l’attractivité de ces domaines pour les femmes.
- Le ratio hommes-femmes en génie mécanique reste significativement déséquilibré, avec seulement cinq femmes pour deux cents participants à un examen récent.
- L’introduction de la formation en génie biomédical, issue du génie mécanique, est perçue comme un facteur ayant attiré davantage de femmes vers les études d’ingénierie.
- Les choix stratégiques de l’université, notamment en matière de recherche, semblent favoriser une plus grande diversité dans certaines filières comme les mathématiques.
Selon des témoignages récents, la représentation féminine en génie mécanique à la TU/e reste préoccupante. Une étudiante a récemment constaté un déséquilibre frappant lors d’un examen :
« J’ai récemment passé un examen et quand je suis entré dans la salle, il n’y avait que des étudiants de sexe masculin. Une fois que j’ai commencé, j’ai regardé autour de moi et j’ai compté cinq femmes sur deux cents participants. »
Tolboom, étudiante
Ce déséquilibre contraste avec d’autres cursus de la TU/e, notamment le bachelor en mathématiques, où le ratio hommes-femmes est plus équilibré. Philips, un acteur du secteur, attribue cette différence aux orientations prises par l’université.
« La recherche au sein de l’université est devenue plus diversifiée. À mon époque, l’accent était mis sur les voitures et les installations de production. »
Philips
Cette diversification de la recherche, s’éloignant des domaines traditionnellement dominés par les hommes, pourrait expliquer l’attrait accru des filières scientifiques pour les étudiantes.
L’émergence du génie biomédical, une spécialisation issue du génie mécanique, est également considérée comme un élément clé. Cette nouvelle formation offre aux étudiantes la possibilité d’appliquer leurs compétences technologiques dans un contexte différent, et potentiellement plus attrayant.
« Cela a donné un élan aux femmes qui souhaitent étudier la technologie, car elles ont vu des opportunités d’appliquer la technologie d’une manière différente, par exemple dans le domaine médical. À mon avis, ce sont des applications beaucoup plus agréables. »
Tolboom, étudiante