Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina sont secoués par une controverse inattendue : des accusations de tricherie au curling ont dégénéré en échanges verbaux houleux et en une surveillance accrue des compétitions. L’affaire, qui a débuté le 14 février 2026, met en lumière les tensions entre les équipes et la nécessité d’une application rigoureuse des règles dans ce sport traditionnellement autogéré.
Tout a commencé lors d’un match où l’équipe canadienne a battu la Suède 8 à 6. Le curleur suédois Oskar Eriksson a accusé Marc Kennedy, de l’équipe canadienne, de toucher à plusieurs reprises ses propres pierres après leur relâche, une infraction aux règles du curling. Kennedy a vivement contesté ces accusations, répondant par des propos injurieux :
« Je n’aime pas qu’on m’accuse de tricher après 25 ans de compétition et quatre Jeux olympiques. »
Marc Kennedy, curleur canadien
Malgré cet échange tendu et le fait que les deux équipes aient signé le score, validant ainsi le résultat, des images vidéo diffusées après le match ont alimenté le débat. Les images, capturées par la chaîne de télévision publique suédoise SVT, semblaient confirmer l’infraction de Kennedy.
Le lendemain, l’équipe suisse a également porté plainte contre Kennedy pour le même motif. Face à cette situation, World Curling a annoncé le déploiement d’officiels supplémentaires pour surveiller de près les lancers et détecter les éventuels « doubles touches ».
La capitaine de l’équipe canadienne, Rachel Homan, et Bobby Lammie, de l’équipe de Grande-Bretagne, ont également été pointés du doigt pour des infractions similaires, bien que celles-ci aient été considérées comme involontaires. À ce stade, World Curling a modifié son protocole, permettant aux équipes de demander une surveillance vidéo des lancers s’ils soupçonnent une infraction, et ce, pendant au moins trois manches.
Cette affaire a mis en évidence la complexité de l’application des règles au curling, un sport où l’esprit sportif et l’autonomie des joueurs sont traditionnellement valorisés. La controverse continue de faire des vagues aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, soulevant des questions sur l’intégrité de la compétition et la nécessité d’une surveillance accrue.