Ostéoporose : une maladie silencieuse qui frappe un Français sur trois après 50 ans
En France, l’ostéoporose est un véritable enjeu de santé publique. Touchant une femme sur trois et un homme sur cinq parmi les personnes de plus de 50 ans, cette pathologie squelettique généralisée progresse insidieusement, sans douleur apparente, mais avec des conséquences potentiellement graves : la fragilisation des os et le risque accru de fractures.
Caractérisée par une diminution de la densité minérale osseuse et une altération de sa qualité, l’ostéoporose sape la résistance naturelle de nos squelettes. Ce processus peut mener à des fractures dites « de fragilité », survenant souvent lors de chutes mineures ou même d’efforts anodins.
Les signaux d’alerte à ne pas ignorer
Au-delà de 50 ans, la survenue d’une fracture du poignet, d’une vertèbre ou du bassin suite à une simple chute, un effort de toux ou le déplacement d’un meuble, doit alerter. Ces événements sont des témoins potentiels d’une ostéoporose sous-jacente. Il est d’autant plus crucial d’être vigilant qu’après une première fracture, le risque de subir une nouvelle fracture augmente de manière significative : près de la moitié des patients ayant expérimenté une fracture ostéoporotique en souffriront à nouveau.
Certains facteurs augmentent particulièrement cette vulnérabilité. La consommation régulière de tabac et d’alcool, la prise prolongée de corticoïdes pour traiter une maladie chronique, une ménopause précoce, ainsi que des antécédents familiaux de fractures de l’extrémité supérieure du fémur (col du fémur), sont autant de facteurs de risque notables.
Prévention et dépistage : les clés pour agir
Face à ces risques, le dépistage et la prévention s’imposent. Lors d’une consultation médicale, le professionnel de santé peut prescrire une ostéodensitométrie. Cet examen radiologique simple et indolore permet de mesurer précisément la densité de vos os.
Parallèlement, l’adoption d’une hygiène de vie saine est fondamentale pour la prise en charge de l’ostéoporose. Cela inclut un apport suffisant en calcium et en vitamine D, la pratique d’une activité physique régulière, et l’évitement des facteurs nocifs tels que le tabac, l’alcool, la sédentarité et l’alitement prolongé. Ces mesures, associées à des traitements médicamenteux aujourd’hui très efficaces, constituent la meilleure stratégie pour limiter l’impact de la maladie.