Publié le 2025-10-31 14:01:00. Jurassic World Evolution 3, le dernier opus de la simulation de parcs à dinosaures de Frontier Developments, promet une expérience enrichie et plus profonde, tout en s’inspirant des retours des fans et en introduisant de nouvelles mécaniques de jeu, notamment la reproduction des créatures disparues.
Dans ce nouveau volet, les développeurs de Frontier Developments ont choisi de s’affranchir de la trame narrative sombre du septième film de la saga, « Monde Jurassique : renaître », qui voyait la quasi-totalité des dinosaures échappés mourir. Au lieu de cela, le jeu met en scène une prolifération de créatures préhistoriques aux quatre coins du globe, de l’Amérique du Nord au Japon, en passant par l’Italie, Malte, la Chine et l’Indonésie. Le mode campagne invite les joueurs à parcourir ces différents lieux, retrouvant des personnages familiers comme Cabot Finch, qui donne des ordres, et Jeff Goldblum reprenant son rôle emblématique d’Ian Malcolm.
Pour ceux qui ont déjà exploré les précédents opus, l’interface et les commandes de Jurassic World Evolution 3 resteront intuitives et familières, une fluidité particulièrement appréciable sur PC, PS5 et Xbox Series X/S. Les nouveaux venus ne seront pas en reste, le mode campagne servant d’introduction approfondie aux mécaniques du jeu, tout en réservant des nouveautés captivantes même pour les vétérans. Si Evolution 2 avait déjà élargi le spectre avec les créatures volantes et marines, Evolution 3 franchit un nouveau cap en permettant la reproduction de la quasi-totalité des dinosaures et autres créatures disparues.
Cette nouvelle fonctionnalité, bien que semblant anecdotique au premier abord – si ce n’est pour la joie de voir de petits dinosaures naître de minuscules œufs – ajoute une couche de profondeur significative à la gestion du parc. Les joueurs devront désormais veiller au bien-être de leurs pensionnaires pour favoriser la reproduction, s’assurer que les jeunes, parfois dotés de personnalités uniques, s’intègrent harmonieusement au sein de différentes espèces, tout en garantissant une visibilité optimale pour les visiteurs, source indispensable de revenus. Cela, paradoxalement, alors même que les personnages du jeu soulignent l’importance de la conservation plutôt que de l’exploitation des animaux.
Malgré des similitudes avec d’autres titres de gestion de parcs thématiques développés par Frontier, tels que Planet Coaster ou Planet Zoo, Jurassic World Evolution 3 capitalise sur une formule éprouvée et appréciée par une large communauté de fans. L’ajout de la reproduction des dinosaures répond à une demande récurrente des joueurs pour une gestion plus approfondie, tout en offrant une expérience accessible et gratifiante pour ceux qui recherchent un jeu moins centré sur la pression constante, mais qui privilégient l’observation et la protection de ces créatures fascinantes.
Frontier simplifie également certaines tâches de gestion grâce à l’automatisation. Les gardes peuvent être assignés à des postes spécifiques pour gérer la maintenance ou les soins, tandis que des caméras de sécurité déclenchent automatiquement des équipes de capture en cas d’évasion. Ces incidents, qui peuvent aboutir à des attaques sur les visiteurs, restent toutefois peu sanglants et souvent oubliés le lendemain, dans un équilibre constant entre spectacle et sécurité.
Le jeu propose une expérience modulable, adaptée à tous les styles de jeu. Le mode campagne, loin d’être un simple tutoriel, constitue le cœur de l’aventure. Il s’avère particulièrement long et varié, chaque carte se focalisant sur un aspect distinct de la construction et de la gestion. Certaines missions intègrent des phases d’action plus immédiates et de stratégie en temps réel, où le joueur peut être amené à conduire un véhicule ou à réagir à des événements imprévus comme des tempêtes ou des destructions. En cas de difficulté majeure, la possibilité de passer à d’autres cartes permet de poursuivre l’expérience sans frustration, tout en continuant à gérer les expéditions, les recherches de fossiles et l’extraction d’ADN.
Le mode bac à sable offre une liberté créative totale, avec l’ensemble des 86 dinosaures disponibles dès le départ. Seules quelques variantes de couleurs nécessitent d’être débloquées via le mode histoire. Si le mode Théorie du chaos d’Evolution 2 est absent, le mode histoire enrichi et les défis ciblés compensent largement cette absence.
La liste d’espèces inclut plusieurs créatures populaires, y compris celles issues de DLC précédents comme le Scorpios Rex, des dinosaures de Dominion tels que le Therizinosaurus ou le Dimetrodon, des hybrides comme le Stegoceratops, et même le Mégalodon, un requin préhistorique jamais apparu au cinéma. Bien que des espèces soient encore absentes du jeu de base, la sélection proposée est solide et diversifiée, offrant de nombreuses nouveautés pour les joueurs qui n’auraient pas acquis les contenus téléchargeables des titres précédents. Il est toutefois regrettable que quatre dinosaures, dont l’adorable Concavenator, soient réservés à l’édition Deluxe.
Les fans de la franchise pourraient regretter un lien plus marqué avec le film Monde Jurassique : renaître, d’autant plus que l’intrigue de ce troisième opus contredit le canon actuel du cinéma. On peut toutefois espérer que des créatures issues des films de Gareth Edwards, comme le Titanosaurus ou l’Aquilops, soient ajoutées via de futurs DLC. L’apparence du Spinosaurus dans le jeu, rappelant celle du film JP3, laisse présager une intéressante transition vers la représentation scientifiquement plus précise de cette espèce vue dans Rebirth.
Sur le plan graphique, Jurassic World Evolution 3 est visuellement impressionnant, bien que les différences avec son prédécesseur soient subtiles. Les dinosaures sont particulièrement réussis, avec des animations et des effets sonores spectaculaires. L’absence de nouveautés majeures dans leurs animations et leur comportement, ainsi que l’impossibilité d’observer le processus de reproduction, sont des points qui pourraient être améliorés.
En résumé, Jurassic World Evolution 3 offre une expérience fidèle aux attentes, capitalisant sur les retours des fans pour proposer un mode histoire plus étoffé, des options de gestion plus poussées, et des bâtiments entièrement personnalisables. L’introduction des bébés dinosaures, bien que mignonne et bien pensée, n’apporte pas une révolution dans le gameplay. Le jeu manque peut-être de surprises et d’innovation, certains le considérant comme une simple mise à jour d’Evolution 2. Néanmoins, les améliorations par rapport au premier opus sont indéniables, rendant difficile un retour à un jeu limité aux dinosaures terrestres et sans option de contrôle temporel. Si vous possédez déjà Evolution 2, l’achat n’est pas indispensable, mais les fans de la série trouveront dans ce nouvel opus de quoi satisfaire leurs attentes.