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Dans une démonstration frappante de contrôle idéologique, le leader nord-coréen Kim Jong Un aurait interdit l’utilisation de certains termes occidentaux dans le pays, y compris les mots apparemment inoffensifs «hamburger», «karaoké» et «glace». Cette décision, visant à freiner l’influence des cultures étrangères, en particulier de la Corée du Sud et de l’Occident, est appliquée à travers des programmes de formation rigoureux pour les professionnels du tourisme.
Les restrictions sont particulièrement axées sur les guides stationnés au Wonsan Resort, une vitrine clé pour les visiteurs internationaux, en particulier ceux qui arrivent de Russie et Chine. Ces guides subissent désormais une instruction intensive pour remplacer les mots de prêt occidentaux par des alternatives nord-coréennes officiellement sanctionnées.
La purge de l’influence étrangère: une histoire du contrôle linguistique
La Corée du Nord a une longue histoire de tentative d’isolation de sa population contre les influences extérieures, et le langage a toujours été un champ de bataille clé. Le langage coréen lui-même a fait l’objet d’efforts de purification, avec des tentatives de supprimer le vocabulaire sino-coréen et de promouvoir les termes coréens indigènes. Cette dernière répression, cependant, semble être un effort plus ciblé pour contrôler le récit présenté aux touristes, une source cruciale de devises étrangères pour la nation isolée.
Selon les rapports de Daily NK, les stagiaires sont forés sur des remplacements spécifiques. Le plat occidental populaire, le «hamburger», doit maintenant être appelé «dajin-gogi gyeoppang», traduisant littéralement en «double pain avec du bœuf haché». De même, la «crème glacée» doit être appelée «eseukimo», une variation du mot «esquimau». Même les activités de loisir ne sont pas exemptées; Les «machines de karaoké» doivent être décrites comme des «machines d’accompagnement à l’écran».
Ce n’est pas simplement une question de sémantique. Il s’agit de façonner les perceptions et de renforcer l’idéologie du régime. En contrôlant la langue utilisée pour décrire les éléments et les expériences du quotidien, le gouvernement nord-coréen vise à limiter l’exposition aux normes culturelles occidentales et sud-coréennes. Mais dans quelle mesure une telle politique peut-elle vraiment être dans un monde de plus en plus interconnecté?
Le programme de formation, dirigé par des responsables du département des cadres du Parti des travailleurs de Korea dans la province de Kangwon, serait exigeant. Les stagiaires seront confrontés à un examen complet pour démontrer leur maîtrise du nouveau vocabulaire et leur capacité à éviter les termes interdits. Une source a indiqué que seuls ceux qui sont «pleinement préparés» seront autorisés à continuer dans le programme, soulignant la gravité avec laquelle le régime approche de cette refonte linguistique.
Saviez-vous? Les politiques linguistiques de la Corée du Nord font partie d’un effort plus large pour promouvoir «Juche», l’idéologie nationale de l’autonomie, et pour maintenir une identité culturelle distincte distincte du monde extérieur.
Les implications de cette politique s’étendent au-delà du tourisme. Il reflète une anxiété croissante au sein du leadership nord-coréen sur le potentiel d’idées extérieures pour saper son autorité. À mesure que l’accès à l’information augmente lentement, même par le biais de canaux illicites, le régime double ses efforts pour contrôler le flux d’informations et maintenir son emprise sur le pouvoir.
Cette décision soulève également des questions sur l’avenir de l’échange culturel avec la Corée du Nord. Ces restrictions isoleront-elles davantage le pays, ou conduiront-ils simplement l’adoption du langage codé et des pratiques culturelles souterraines? Quel impact cela aura-t-il sur les expériences du nombre limité de touristes qui sont autorisés à visiter?
Des questions fréquemment posées sur l’interdiction des langues de la Corée du Nord
L’interdiction des mots comme «hamburger» fait partie d’un effort plus large pour empêcher l’infiltration de la culture occidentale et sud-coréenne en Corée du Nord et renforcer la pureté idéologique du pays.
«Dajin-Gogi Gyeoppang» est le terme nord-coréen pour «hamburger», ce qui signifie littéralement «double pain avec du bœuf haché».
L’interdiction nécessitera des guides touristiques pour utiliser une terminologie nord-coréenne spécifique lors de l’interaction avec les visiteurs, créant potentiellement une expérience plus contrôlée et organisée pour les touristes.
Non, la Corée du Nord a une longue histoire de tentative de purification de la langue coréenne et de limiter les influences culturelles étrangères. Il s’agit d’une continuation de ces politiques existantes.
Le programme de formation vise à garantir que les guides touristiques sont compétents dans l’utilisation du vocabulaire nord-coréen et à éviter les mots de prêt occidentaux et sud-coréens lorsqu’ils interagissent avec les touristes.
Cette répression linguistique souligne les longueurs auxquelles le régime nord-coréen ira pour maintenir le contrôle de sa population et façonner son identité nationale. Il reste à voir si ce dernier effort réussira à endiguer la vague d’influences extérieures, ou si elle alimentera simplement une résistance supplémentaire et un désir d’une plus grande liberté d’expression.
Que pensez-vous des efforts de la Corée du Nord pour contrôler la langue? Pensez-vous que de telles mesures peuvent vraiment isoler une nation dans le monde moderne? Partagez vos réflexions dans les commentaires ci-dessous.
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