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La baisse des prix du riz oblige les producteurs à réduire les semis

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Publié le 04 novembre 2025. Les agriculteurs du Rio Grande do Sul, principal État producteur de riz au Brésil, sont confrontés à une crise inédite. Des coûts de production qui explosent tandis que les prix de vente s’effondrent poussent nombre d’entre eux à réduire leurs emblavures, malgré le début des semis.

  • Le coût de production dépasse la valeur des ventes, engendrant des pertes pour les agriculteurs.
  • Environ 40 % de la superficie prévue a déjà été ensemencée, mais une baisse globale de 5 % est anticipée.
  • Certaines régions pourraient connaître une réduction des emblavures allant jusqu’à 20 %.

La situation est alarmante pour le secteur rizicole du Rio Grande do Sul. Les prix actuels du riz, avoisinant les 58 R$ (réaux brésiliens) le sac, sont inférieurs au prix minimum fixé par le gouvernement fédéral à 63 R$. La production, quant à elle, coûterait en moyenne 90 R$ le sac, selon les estimations des producteurs. Ce décalage creuse des pertes considérables, même pour les récoltes les plus productives. Le président de l’Association des agriculteurs de Dom Pedrito, Edinho Fontoura, témoigne d’une chute des revenus divisés par deux par rapport à l’année précédente. Il souligne que les producteurs peinent à lancer leurs cultures, faute de ressources et face à des prix dérisoires.

Plusieurs facteurs expliquent cette conjoncture difficile. La surabondance de stocks de riz sur le marché intérieur, conjuguée à des difficultés d’exportation, pèse sur les cours. L’arrivée de près de 2 millions de tonnes de riz importé du Mercosur accentue la pression sur le produit national. Ces éléments, couplés à un endettement croissant, des difficultés d’accès au crédit et des coûts de production jugés trop élevés, découragent les agriculteurs. Même si les semis progressent rapidement pour profiter des conditions météorologiques favorables, certains producteurs choisissent de recourir à une technologie moins poussée, réduisant ainsi leurs investissements en intrants et en matériel agricole.

Face à ce tableau peu réjouissant, les organisations professionnelles conseillent aux exploitants d’ajuster leurs surfaces en fonction de la réalité du marché. L’Institut du riz Rio Grandense (Irga) anticipe que les enquêtes officielles confirmeront une diminution plus marquée des superficies cultivées une fois les données consolidées. Alessandro da Cruz, coordinateur régional de l’Irga, confirme cette tendance : « Le moment est difficile et tout indique que la superficie va encore diminuer. Nous n’aurons la taille exacte qu’à la fin des récoltes, avec les enquêtes de l’institut. » Le producteur Gilberto Raguzzoni, locataire, exprime son inquiétude face à ce manque de perspectives et à la faiblesse des cours internationaux, qui rendent la réduction des superficies compliquée en raison des partenariats existants.

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