Publié le 8 février 2024 14:22:00. La bibliothèque de Heemberg réclame des sanctions plus sévères contre les retardataires, estimant que les amendes actuelles sont inefficaces face à un phénomène de plus en plus répandu : le non-respect des délais de retour des livres.
À Heemberg, la direction de la bibliothèque locale tire la sonnette d’alarme. Selon le bibliothécaire Theo Drijff, le système actuel de pénalités financières est insuffisant pour dissuader les emprunteurs négligents.
« Le droit pénal est vraiment insuffisant sur ce point. Si nous voulons être économes avec nos livres, il faut des sanctions beaucoup plus sévères. »
Theo Drijff, bibliothécaire
Les chiffres nationaux sont éloquents : près de 27 % des livres empruntés dans les bibliothèques néerlandaises sont restitués en retard. Si certains retards ne sont que de quelques jours, d’autres sont plus conséquents, avec des emprunteurs rendant régulièrement leurs ouvrages une semaine après la date limite. « Une amende n’aide plus ce type de retardataires notoires. Ils se moquent de vous », déplore M. Drijff.
Le bibliothécaire va même plus loin, suggérant que certains livres pourraient être impliqués dans des activités suspectes. Il évoque des cas où des personnes peu suspectes, comme une mère de famille rendant un livre pour enfants avec plusieurs jours de retard, lui ont fourni des explications qu’il juge peu crédibles. Il craint que ces retards ne soient qu’un prétexte à des pratiques illégales, regrettant l’impuissance de la police face à cette situation.
La bibliothèque de Heemberg espère donc que les autorités prendront en considération sa demande de sanctions plus dissuasives, afin de garantir la disponibilité des ouvrages pour tous les usagers et de lutter contre ce qu’elle considère comme un manque de respect envers le bien public.