Publié le 2025-10-27 10:30:00. Une nouvelle étude clinique ouvre la voie à une approche moins invasive pour le traitement du cancer du col de l’utérus à un stade précoce, en évitant une intervention chirurgicale courante chez certaines patientes.
- Chez les femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus à un stade précoce, l’absence de métastases dans le ganglion lymphatique sentinelle permettrait d’éviter une lymphadénectomie pelvienne.
- Une étude de phase 3 randomisée a démontré que cette approche n’affecte pas la survie sans récidive ni la survie globale à 3 ans.
Les cancers se propagent souvent initialement aux ganglions lymphatiques proches de la tumeur. L’analyse du ganglion lymphatique sentinelle – le premier ganglion lymphatique susceptible de recevoir les cellules cancéreuses – est devenue une pratique courante pour évaluer le risque de propagation. Si ce ganglion est sain, l’étude suggère qu’il n’est pas nécessaire de retirer d’autres ganglions lymphatiques lors d’une intervention chirurgicale, réduisant ainsi la morbidité pour les patientes.
Les résultats de cette étude, publiés dans le New England Journal of Medicine (DOI : 10.1056/NEJMoa2506267), pourraient modifier les protocoles de traitement standard pour les cancers du col de l’utérus à un stade précoce. La lymphadénectomie pelvienne, bien qu’efficace pour contrôler la propagation du cancer, peut entraîner des complications telles que des lymphœdèmes et des troubles de la mobilité.
L’essai clinique randomisé de phase 3 a évalué l’impact de cette approche sur la survie sans récidive et la survie globale à 3 ans. Les résultats indiquent qu’éviter la lymphadénectomie pelvienne chez les patientes présentant un ganglion lymphatique sentinelle négatif n’a pas d’incidence négative sur ces paramètres essentiels.