Publié le 14 février 2026. L’Indonésie s’apprête à célébrer pour la première fois le Nouvel An chinois à l’échelle nationale, une initiative qui vise à renforcer les liens culturels et économiques avec la Chine, tout en dynamisant le secteur de la création locale.
- Le premier festival national du Nouvel An chinois se déroulera du 17 février au 3 mars 2026 à Jakarta, avec des événements parallèles dans plusieurs villes du pays.
- L’événement mettra en avant la richesse de la culture chinoise indonésienne à travers des festivals de lanternes, des marchés culinaires et créatifs, et un musée dédié à l’acculturation.
- Cette célébration, qui coïncide avec le mois sacré du Ramadan, est perçue comme un symbole fort d’inclusion et de dialogue interculturel.
Jakarta s’apprête à accueillir un événement d’envergure nationale : le premier festival du Nouvel An chinois organisé à l’échelle du pays. L’initiative, soutenue par le ministère de l’Économie créative, se déroulera du 17 février au 3 mars 2026 sur l’esplanade de Lapangan Banteng, au cœur de la capitale indonésienne. Des célébrations similaires sont également prévues dans des villes comme Singkawang, Palembang, Solo, Semarang, Manado, Makassar, Surabaya, Medan, Bogor, Batam et Pontianak.
Selon Irène Umar, vice-ministre de l’Économie créative et présidente du comité national d’organisation, cette célébration est bien plus qu’un simple événement culturel. Elle représente une opportunité unique de renforcer la compréhension mutuelle entre l’Indonésie et la Chine.
« Je pense qu’une compréhension profonde des cultures au niveau national favorisera les échanges diplomatiques entre les deux nations. »
Irène Umar, vice-ministre de l’Économie créative
L’événement se veut un véritable tremplin pour l’économie créative indonésienne, offrant une plateforme aux entrepreneurs et aux créateurs locaux pour présenter leurs talents et développer leurs activités. Un vaste bazar, prévu du 22 février au 1er mars, accueillera plus de 200 marques locales, allant des producteurs de produits alimentaires et de boissons aux artisans et créateurs de tous horizons. L’objectif, selon Irène Umar, est de créer un espace de rencontre et d’échange où tous les Indonésiens, quelle que soit leur origine, peuvent se rassembler.
« Le but est que tous les Indonésiens, de tous horizons, se rassemblent parce que la nourriture unit et mélange les gens. »
Irène Umar, vice-ministre de l’Économie créative
La coïncidence de cette célébration avec le mois de Ramadan revêt une signification particulière. Pour Irène Umar, dont les origines sont chinoises, l’élévation de la célébration au niveau national est un moment profondément personnel.
« C’est quelque chose de très spécial et qui me tient à cœur. C’est l’occasion de montrer à tout le monde que, hé, rassemblons-nous avec amour. »
Irène Umar, vice-ministre de l’Économie créative
Au-delà de son impact économique et culturel, le festival entend également encourager l’innovation et rendre la culture traditionnelle plus attrayante pour les jeunes générations. Irène Umar a d’ailleurs souligné l’importance de transformer le patrimoine culturel en expressions modernes, citant en exemple les baskets qu’elle portait, ornées de motifs inspirés de la danse du lion.
« C’est un exemple de la manière dont l’économie créative peut rendre les cultures pertinentes pour les jeunes. »
Irène Umar, vice-ministre de l’Économie créative
Irène Umar a exprimé son optimisme quant au renforcement de la coopération créative et économique entre l’Indonésie et la Chine grâce à cette initiative. Forte de ses expériences personnelles en Chine, notamment lors de visites à Shanghai et Hangzhou, elle a souligné l’importance des échanges culturels et de l’innovation.
« La Chine, en tant que pays, a toujours été une destination où je peux revenir et apprendre. Une compréhension plus profonde des cultures rapproche les gens. »
Irène Umar, vice-ministre de l’Économie créative
Enfin, Irène Umar a lancé une invitation chaleureuse aux touristes chinois à découvrir la diversité culturelle de l’Indonésie.
« Lorsque vous venez en Indonésie, nous vous accueillons à bras ouverts. Nous aimerions le souligner au monde afin que les gens nous connaissent mieux, et que les mélanges puissent alors avoir lieu. »
Irène Umar, vice-ministre de l’Économie créative