Publié le 22 février 2026 01:16:00. Des études récentes apportent un nouvel espoir dans la lutte contre le VIH, suggérant qu’une combinaison d’anticorps à action prolongée pourrait permettre de contrôler le virus pendant des périodes significativement plus longues, voire des années, chez certains patients.
- Des participants à des essais cliniques ayant reçu des anticorps neutralisants ont mis de trois à cinq mois à voir le virus réapparaître après l’arrêt de leur traitement antirétroviral (TAR).
- Dans certaines études, un ou deux participants ont maintenu une suppression virale pendant plusieurs années.
- Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à une rémission à long terme du VIH.
La recherche d’un remède au VIH ou d’une suppression virale durable est un domaine en constante évolution. Ces dernières années, plusieurs études ont exploré l’utilisation d’anticorps largement neutralisants (bnAbs) – des protéines capables de bloquer le virus – en association ou non avec des médicaments stimulant le système immunitaire. Les travaux du Dr Zahra Kiani et de ses collègues du Ragon Institute de Harvard, analysant quatre de ces études, révèlent des résultats prometteurs.
En général, l’arrêt du traitement antirétroviral entraîne une reprise rapide de la réplication virale, avec une détection du virus dans les deux à quatre semaines. Seul un faible pourcentage de patients, environ 4 %, parviennent à maintenir le virus sous contrôle après l’arrêt du TAR, un phénomène connu sous le nom de contrôle post-traitement (PTC). Cependant, les études analysées montrent qu’une proportion beaucoup plus élevée de participants ayant reçu les bnAbs, souvent la majorité, ont bénéficié d’une période de contrôle significativement prolongée. Ces patients sont désignés sous le nom de contrôleurs post-intervention (PIC).
Plus précisément, les participants ayant reçu les anticorps 3BNC117 (teropavimab) et 10-1074 (zinlirvimab) ont mis en moyenne de trois à cinq mois avant de voir le virus réapparaître. Dans certains cas, des participants ont même maintenu une suppression virale pendant plusieurs années, offrant un aperçu encourageant des possibilités de rémission à long terme.
Pour en savoir plus sur ces avancées, vous pouvez consulter l’article complet sur Aidsmap.