Publié le 21 février 2026 à 01h08. Les pharmacies américaines connaissent des ruptures de stock de patchs d’œstrogène, une situation qui inquiète les femmes ménopausées, alors que la demande de traitements hormonaux substitutifs (THS) est en forte hausse.
- La pénurie de patchs d’œstrogène est liée à une augmentation de la demande.
- L’abandon par la FDA d’un avertissement sévère concernant les THS a contribué à cette hausse.
- Les patientes peuvent envisager des alternatives, comme les gels ou les comprimés, en attendant un retour à la normale.
Marci Longnecker, coordinatrice au cabinet du Dr Gunjan Raina en Louisiane, a personnellement ressenti les effets de cette pénurie. Après avoir constaté une baisse de ses taux hormonaux, elle avait trouvé un équilibre grâce à un patch d’œstrogène. Récemment, renouveler son ordonnance s’est avéré plus difficile.
« Les patchs étaient un peu plus compliqués à trouver, ils n’étaient pas aussi facilement disponibles », témoigne-t-elle.
Le Dr Raina explique que cette situation est directement liée à un changement d’attitude vis-à-vis des traitements hormonaux substitutifs. Pendant longtemps, les médecins ont hésité à prescrire ces traitements, en partie à cause d’une étude controversée de 2002 menée par la Women’s Health Initiative (WHI). Cette étude avait soulevé des inquiétudes quant aux risques potentiels des THS, notamment en ce qui concerne le cancer du sein.
« J’étais l’un de ces médecins qui étaient effrayés lorsqu’une femme présentait une multitude de symptômes. Je ne savais pas comment l’aider. Et je n’avais pas réalisé que cela était dû à la diminution de ses hormones, de son œstrogène et de sa progestérone, ainsi que de sa testostérone avec l’âge. Maintenant que nous en savons plus, et que la FDA a levé l’avertissement de la boîte noire, les médecins se sentent plus confiants et les patientes aussi pour commencer un traitement hormonal substitutif. »
Dr Gunjan Raina, médecin
Le Dr Raina souligne que les conclusions de l’étude de la WHI ont été remises en question et que les œstrogènes ne provoquent pas le cancer. Au contraire, les THS peuvent être une solution sûre et efficace pour soulager les symptômes de la ménopause.
« L’étude de la WHI réalisée en 2002 était erronée et nous l’avons révisée. Les œstrogènes ne provoquent pas le cancer. Ils ne provoquent pas le cancer du sein. L’hormonothérapie substitutive est très sûre. Elle est indiquée. Parlez-en toujours à votre prestataire. »
Dr Gunjan Raina, médecin
Les chiffres confirment cette tendance : selon une étude d’Epic Research, les prescriptions de THS ont augmenté de 86 % entre 2021 et fin 2025.
Face à cette pénurie, le Dr Raina conseille aux patientes de contacter d’autres pharmacies pour vérifier la disponibilité des patchs, ou de demander à leur médecin de prescrire une autre forme d’hormonothérapie, comme un gel ou des comprimés.
« Ce n’est pas parce que vous utilisez le patch que vous devez y être obligée. Il est tout à fait normal de changer de voie d’administration pendant quelques semaines. Et vous ne le remarquerez peut-être même pas, vous préférerez peut-être l’autre voie. »
Dr Gunjan Raina, médecin
Le Dr Raina se montre optimiste et indique que la situation semble s’améliorer progressivement. Des pharmacies commencent à reconstituer leurs stocks et les alternatives thérapeutiques permettent de répondre aux besoins des patientes.
Marci Longnecker espère que cette pénurie ne sera qu’un incident isolé et que les femmes entrant en ménopause pourront à l’avenir accéder facilement aux traitements dont elles ont besoin.
« J’espère que cela se stabilisera, afin que lorsqu’elles recevront une ordonnance, elles pourront simplement se rendre à leur pharmacie et s’en occuper », conclut-elle.
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