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La fille de Brigitte Macron témoignera au procès pour harcèlement

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Publié le 2025-10-28 15:43:00. La fille de Brigitte Macron est attendue à la barre ce mardi, deuxième jour du procès de dix personnes soupçonnées de cyberharcèlement à l’encontre de la Première dame, suite à des allégations mensongères sur son identité de genre.

  • Tiphaine Auzière, fille de Brigitte Macron, doit témoigner lors du procès pour cyberharcèlement de dix individus.
  • Ces accusations découlent de rumeurs non fondées, diffusées en ligne, affirmant que Brigitte Macron serait née homme.
  • Le couple présidentiel a également engagé une procédure en diffamation aux États-Unis face à ces mêmes allégations.

Ce procès parisien met en lumière la propagation virale de fausses informations touchant le couple présidentiel. Les dix prévenus, âgés de 41 à 65 ans et composés de huit hommes et deux femmes, sont poursuivis pour harcèlement en ligne. S’ils sont reconnus coupables, ils encourent jusqu’à deux ans de prison.

Brigitte Macron, 72 ans, a exprimé aux enquêteurs le lourd tribut personnel et familial de ces rumeurs, citant notamment l’impact sur ses petits-enfants, auxquels on aurait affirmé que leur grand-mère était un homme. Sa fille, Tiphaine Auzière, a été appelée à témoigner à la demande de l’avocat de la Première dame.

La procédure judiciaire a été déclenchée suite à une plainte déposée par Brigitte Macron en août 2024. Une enquête pour cyberharcèlement a alors été ouverte, menant à des interpellations en décembre 2024 et février 2025.

Parmi les personnes jugées, on retrouve Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Zoe Sagan », souvent associé aux mouvances complotistes. Il a déclaré lors du procès qu’il se considérait lui-même comme victime de harcèlement. Un autre prévenu, Jérôme C., 55 ans, a défendu ses publications et republications sur les réseaux sociaux en invoquant son droit à la « liberté d’expression » et à la « satire ». Bertrand S., 56 ans, a quant à lui dénoncé dimanche un procès visant sa « liberté de penser » face à un supposé « État profond médiatique ».

Figure également parmi les prévenus Delphine J., 51 ans, qui se présente comme médium sous le nom d’Amandine Roy. Elle est déjà visée par une plainte en diffamation de Brigitte Macron datant de 2022. En 2021, Delphine J. avait diffusé sur YouTube une interview de quatre heures avec la journaliste indépendante Natacha Rey, où il était avancé que Brigitte Macron, née Trogneux, aurait été un homme nommé Jean-Michel Trogneux, homonyme de son frère.

Suite à cette affaire, Delphine J. et Natacha Rey avaient été condamnées à verser des dommages et intérêts à Brigitte Macron et à son frère en 2024, une décision ensuite annulée en appel. La Première dame a saisi la Cour de cassation. Interrogée au tribunal hier, Delphine J. a refusé de commenter, arguant avoir déjà amplement exprimé son point de vue sur le sujet.

Ces allégations, apparues dès l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, ont été amplifiées par des cercles d’extrême droite et des théoriciens du complot, tant en France qu’aux États-Unis. Ce dernier pays voit la question des droits des personnes transgenres devenir un point central des « guerres culturelles ».

Le couple présidentiel a d’ailleurs intenté une action en diffamation aux États-Unis en juillet contre la podcasteuse conservatrice Candace Owens. Cette dernière a produit une série intitulée « Becoming Brigitte », soutenant que la Première dame serait née homme. L’avocat américain du couple a indiqué qu’ils comptaient présenter des preuves « scientifiques » et des photographies pour réfuter ces affirmations.

Plusieurs des personnes actuellement jugées à Paris auraient partagé des publications de cette influenceuse américaine.

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