Home Santé « La gale est une réalité émergente. Les données de la Latium sont inquiétantes ». L’alarme au Sénat

« La gale est une réalité émergente. Les données de la Latium sont inquiétantes ». L’alarme au Sénat

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Publié le 8 février 2026 11:23:00. La gale, jadis associée à la précarité, connaît une recrudescence alarmante dans la région du Latium, avec une multiplication par sept des cas depuis 2020, touchant particulièrement les établissements de soins, les écoles et les foyers.

  • Une augmentation de 750 % des cas de gale a été observée dans le Latium depuis 2020, notamment dans les Ehpad et les hôpitaux.
  • L’hôpital Bambino Gesù de Rome a enregistré une hausse de 45 % des cas de gale chez les mineurs en 2024, avec une propagation dans plusieurs écoles de la capitale.
  • Le coût des traitements, qui doivent souvent être appliqués à l’ensemble des contacts d’un patient, représente une charge financière non négligeable pour les familles.

La gale, une affection cutanée parasitaire causée par un acarien, est en train de redevenir un problème de santé publique majeur en Italie, et plus particulièrement dans la région du Latium. Loin d’être cantonnée aux populations les plus vulnérables, comme c’était le cas auparavant, la maladie se propage désormais dans divers environnements, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires.

L’Institut Spallanzani a mis en évidence une augmentation spectaculaire des épidémies entre 2020 et 2023, avec une multiplication par sept des cas de gale dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées (Ehpad) et les services hospitaliers. L’hôpital pédiatrique Bambino Gesù a également constaté une forte progression, avec 103 mineurs soignés en 2024, soit une augmentation de 45 % par rapport à l’année précédente. L’épidémie s’étend désormais aux écoles romaines, avec 22 cas recensés au cours des premiers mois de 2025.

La question de la gale a été au cœur d’une conférence organisée au Sénat le 3 février 2026, intitulée « La gale, un problème émergent ». Fabio Arcangeli, de la World Health and Disease Prevention (WHAD&P), a souligné l’importance de considérer la gale comme une maladie à déclaration obligatoire, tout en regrettant l’absence de remboursement par le Service national de santé (NHS) pour les traitements.

« La gale est une maladie d’importance sociale, à déclarer lors des contrôles des autorités sanitaires locales, mais aucun médicament n’est exempté du NHS. »

Fabio Arcangeli, WHAD&P

Il a également expliqué que plusieurs facteurs contribuent à cette recrudescence, notamment l’afflux de migrants, le tourisme en provenance de zones à risque, le développement de résistances aux traitements et les échecs thérapeutiques, en particulier dans le Latium et en Émilie-Romagne, où l’augmentation des cas atteint également +750 %.

Le coût des traitements représente un obstacle supplémentaire. Un traitement local à la perméthrine coûte environ 138 euros pour un enfant et 276 euros pour un adulte. Un traitement oral à l’ivermectine, dont le prix varie en fonction du poids du patient, se situe entre 80 et 240 euros. Pour une famille composée d’un enfant et de deux adultes, la dépense totale peut atteindre 690 euros avec la perméthrine et environ 560 euros avec l’ivermectine.

Par ailleurs, des études internationales mettent en évidence une résistance croissante de l’acarien de la gale à la perméthrine, en raison de mutations génétiques qui lui permettent de neutraliser le principe actif du médicament. Cela nécessite de prolonger la durée d’application du traitement à 12-14 heures au lieu de 8, et de répéter l’opération après une ou deux semaines. Il est également recommandé de traiter l’ensemble des contacts d’un patient, par mesure de précaution.

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