Publié le 12 février 2024 17h30. Un ancien avocat de Tulsa, reconnu coupable de viol, a été condamné à cinq ans de prison, une sentence saluée par une de ses victimes qui a témoigné de son soulagement de ne pas avoir eu à affronter son agresseur devant un tribunal.
- Jeffrey Krigel a plaidé non coupable à cinq chefs d’accusation de viol juste avant le procès.
- Il a été condamné à cinq ans de prison suivis de cinq ans de probation et sera inscrit au registre des délinquants sexuels.
- Catherine Page, une victime, a exprimé son soulagement de ne pas avoir eu à témoigner et estime que la sentence permettra à Krigel d’être tenu responsable de ses actes.
La justice a finalement été rendue dans l’affaire Jeffrey Krigel, un ancien avocat de Tulsa reconnu coupable de viol. L’homme de loi a évité un procès en plaidant non coupable à cinq accusations portées contre lui. Le juge a prononcé une peine de cinq ans d’emprisonnement, assortie d’une période de probation de cinq ans à sa libération. Krigel devra également figurer sur la liste des délinquants sexuels, une inscription qui le marquera à vie.
Pour Catherine Page, l’une des victimes, cette sentence est une source de soulagement. Elle a partagé son témoignage poignant lors de l’audience, soulignant l’impact dévastateur des agressions qu’elle a subies. Elle a notamment exprimé sa gratitude envers sa ville natale, Tulsa, pour le soutien qu’elle a reçu tout au long de cette épreuve.
« Je suis une fille de Tulsa. Je suis née et j’ai grandi à Tulsa. Je suis vraiment reconnaissante que ma ville natale m’ait soutenu dans cette affaire ; ma ville natale m’a cru. »
Catherine Page, victime
Catherine Page s’était manifestée après un appel à témoins lancé par la police en 2021, suite aux premières accusations portées contre Krigel. Elle avait initialement souhaité témoigner en soutien à une autre victime, sans imaginer que l’affaire s’étendrait sur près de quatre ans.
Le déroulement de la procédure judiciaire a été entravé par des manœuvres dilatoires de la défense, notamment des tentatives de disqualification du juge juste avant le procès prévu en septembre. « L’accusé a fait semblant d’être incompétent, ce qui a retardé le procès », a expliqué Catherine Page, exprimant sa frustration face à ces obstacles.
Malgré ces difficultés, Catherine Page et les autres victimes ont persévéré. Elle est convaincue que la sentence prononcée aura des conséquences durables pour Jeffrey Krigel. « C’est un délinquant sexuel à vie. Il ne pourra plus jamais travailler comme avocat. Il ne peut pas voter », a-t-elle affirmé, soulignant l’étendue des sanctions.
Krigel a déjà passé trois ans en prison, ce qui signifie qu’il purgera environ un an de prison supplémentaire. Il devra également suivre un programme de réhabilitation d’une durée d’un an une fois libéré sous probation.
Catherine Page est désormais prête à tourner la page et à se concentrer sur son avenir, aux côtés de son mari, au Colorado, où elle enseigne les sciences dans un lycée.