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Google AI arrête de créer des images de personnages Disney

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Publié le 12 février 2024 17:52:00. Google a mis en place des restrictions sur la génération d’images de personnages Disney via ses outils d’intelligence artificielle, suite à une mise en demeure de la société de divertissement qui dénonçait une violation massive de ses droits de propriété intellectuelle.

  • Google bloque désormais la création d’images de personnages Disney avec Gemini et Nano Banana.
  • Disney accusait Google de faciliter la reproduction non autorisée de ses créations protégées par le droit d’auteur.
  • Cette affaire souligne les tensions croissantes entre les géants de la technologie et les détenteurs de droits d’auteur dans le domaine de l’IA générative.

La société Disney a obtenu de Google l’arrêt de la génération d’images de ses personnages emblématiques par ses outils d’intelligence artificielle, Gemini et Nano Banana. Cette décision fait suite à une lettre de cessation et d’abstention envoyée en décembre dernier, dans laquelle Disney exprimait sa vive préoccupation concernant l’utilisation non autorisée de sa propriété intellectuelle.

Disney accusait Google de permettre à ses modèles d’IA de fonctionner comme une sorte de « distributeur automatique » illégal de ses créations protégées, facilitant ainsi la reproduction à grande échelle d’images sans licence. La lettre exigeait l’arrêt immédiat de la création de telles images, la fin de l’entraînement des modèles avec du matériel protégé et la mise en place de mesures pour prévenir toute future utilisation abusive.

Jusqu’à récemment, il était possible pour les utilisateurs de générer des illustrations de personnages populaires de Disney, tels qu’Iron Man, Dark Vador ou Elsa, en utilisant de simples requêtes textuelles. Désormais, ces demandes se heurtent à un refus, invoquant des préoccupations liées aux droits de tiers. Cette situation illustre la difficulté de définir des limites claires en matière de droits d’auteur sur des plateformes capables de combiner texte et images à grande échelle.

Des restrictions contournables, mais une politique en évolution

Bien que le blocage mis en place par Google ne soit pas totalement hermétique – certains utilisateurs parviennent encore à contourner les restrictions en combinant leurs propres images avec des descriptions spécifiques – la pression exercée par Disney a conduit à une politique plus restrictive. Cette évolution pourrait marquer la fin d’une phase plus permissive dans la génération d’images par intelligence artificielle.

Google a publiquement déclaré qu’il travaillait au développement de contrôles plus efficaces en matière de droits d’auteur, s’inspirant du système Content ID de YouTube, qui permet aux détenteurs de droits de gérer l’utilisation de leur contenu. L’entreprise a également souligné que ses modèles sont entraînés à partir de données accessibles publiquement sur le web, tout en reconnaissant que ce processus peut inclure des éléments relatifs à des personnages protégés.

Il est intéressant de noter que Disney n’a pas mentionné dans sa lettre qu’elle poursuivait ses propres projets dans le domaine de l’intelligence artificielle. Récemment, la société a conclu un accord d’un milliard de dollars avec OpenAI, autorisant l’utilisation d’environ 200 personnages dans le générateur vidéo Sora. Cette stratégie démontre que Disney cherche à tirer parti du potentiel économique de l’IA générative, tout en conservant un contrôle strict sur la manière dont ses créations sont utilisées.

Un paysage fragmenté pour les utilisateurs et les plateformes

La restriction imposée par Google met en évidence la complexité croissante de l’écosystème de l’IA générative. Alors que les principaux acteurs négocient des accords de licence et renforcent les contrôles sur la propriété intellectuelle, les utilisateurs sont susceptibles de se retrouver face à un scénario fragmenté, chaque plateforme appliquant ses propres règles en fonction des accords conclus avec les détenteurs de droits.

L’affaire Disney-Google pourrait établir des précédents importants en matière de responsabilité des entreprises technologiques dans la protection de la propriété intellectuelle dans les environnements automatisés. Elle anticipe également l’adoption de politiques et de réglementations plus strictes, tant aux États-Unis qu’en Europe, pour encadrer les créations des systèmes d’IA.

Pour l’heure, les générateurs d’images de Google ne produisent plus de contenu basé sur les personnages de Disney, ce qui représente un changement significatif dans la relation entre l’intelligence artificielle et l’industrie du divertissement. L’issue de ce conflit pourrait définir la manière dont l’innovation technologique, les intérêts commerciaux et la protection des droits d’auteur seront équilibrés dans le développement futur de l’IA.

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