Publié le 2023-02-20 10:00:00. La NASA prépare un retour majeur sur la Lune dès l’année prochaine avec la mission Artemis 2. Au-delà de l’orbite lunaire, ce programme vise à repousser les frontières de la médecine spatiale grâce à un projet innovant baptisé AVATAR.
- La mission Artemis 2, prévue pour l’année prochaine, testera de nouvelles technologies en orbite lunaire sans alunissage.
- Le programme AVATAR utilisera des « puces » à base de tissus humains pour simuler l’exposition aux dangers de l’espace, protégeant ainsi la santé des astronautes.
- Ces avancées pourraient révolutionner non seulement les soins médicaux des voyageurs spatiaux mais aussi les traitements terrestres.
Les vols spatiaux présentent des défis physiologiques uniques pour le corps humain. La NASA a identifié cinq risques majeurs : le rayonnement cosmique, l’isolement, les effets de la gravité (ou de son absence), le confinement dans un environnement clos et hostile, et l’éloignement des soins médicaux d’urgence. Ces facteurs peuvent entraîner une série de problèmes de santé, allant de la perte osseuse et de la faiblesse cardiaque à des troubles de la vision.
Le programme Artemis offre une opportunité sans précédent d’étudier ces phénomènes. Durant le voyage, les astronautes d’Artemis 2 seront équipés de capteurs pour surveiller leur activité et leur exposition à la lumière, et subiront une série de tests cognitifs et sensori-moteurs afin d’établir des repères précis de leur fonctionnement corporel en apesanteur. L’objectif est de mieux identifier les anomalies et de préparer les futures missions afin de minimiser les risques pour la santé des explorateurs.
Le projet AVATAR, dont le nom complet est « A Virtual Astronaut Tissue Analog Response », va plus loin dans l’étude de ces dangers. Il s’agit d’exposer des échantillons de tissus humains aux conditions spatiales connues, mais sans mettre en péril la vie des astronautes. Ces modèles, de la taille d’une clé USB, seront conçus à partir des cellules de chaque membre d’équipage. « Pour la mission Artemis 2, le modèle AVATAR sera un modèle de moelle osseuse créé à partir de chaque astronaute », explique Lisa Carnell, directrice de la division des sciences biologiques et physiques de la NASA. « Chaque astronaute d’Artemis 2 utilise ses cellules pour créer ses propres avatars miniatures. »
« Si nous voulons vraiment envoyer des gens vivre à la surface de la Lune ou aller sur Mars, il faut d’abord tout comprendre et tout connaître à fond. Cela nous aidera à prospérer dans l’espace », a-t-elle ajouté. Au-delà de ses applications spatiales, cette technologie novatrice pourrait ouvrir la voie au développement de thérapies personnalisées pour diverses maladies sur Terre. « Le plus cool, c’est que je pense que cela finira par révolutionner la médecine », a conclu Lisa Carnell.