Home Santé La nouvelle épidémie transmise par les chauves-souris se propage rapidement : le taux de mortalité est très élevé, il n’existe ni vaccin ni traitement

La nouvelle épidémie transmise par les chauves-souris se propage rapidement : le taux de mortalité est très élevé, il n’existe ni vaccin ni traitement

0 comments 45 views

Publié le 10 février 2024 06:02:00. L’Asie est en état d’alerte face à une recrudescence du virus Nipah, une maladie mortelle transmise par les chauves-souris. Un décès récent au Bangladesh et des cas signalés en Inde ont conduit à un renforcement des mesures de surveillance sanitaire dans la région.

  • Un décès confirmé au Bangladesh, après des cas récents en Inde, relance les inquiétudes concernant une possible épidémie.
  • Le virus Nipah, avec un taux de mortalité élevé (40 à 75 %), provoque des symptômes graves et une progression rapide de la maladie.
  • L’absence de vaccin ou de traitement spécifique rend la situation particulièrement préoccupante.

Les autorités sanitaires du Bangladesh ont confirmé le décès d’une femme, âgée de 40 à 50 ans, infectée par le virus Nipah. Hospitalisée en janvier, elle a succombé à la maladie peu après que les tests se soient avérés positifs. Ce décès intervient dans un contexte déjà tendu, après l’identification de plusieurs cas dans l’État indien du Bengale occidental, ce qui a incité les pays voisins à renforcer leurs dispositifs de surveillance.

L’évolution de la maladie est particulièrement rapide et inquiétante. La patiente décédée a initialement présenté de la fièvre et des maux de tête, avant de développer des crampes musculaires, une perte d’appétit et des vomissements. En quelques jours, son état s’est rapidement détérioré, avec une perte de conscience, une salivation excessive et des convulsions. Malgré les soins prodigués, elle n’a pu être sauvée, soulignant la virulence du virus.

L’enquête épidémiologique a révélé que la victime n’avait pas voyagé récemment, mais consommait régulièrement de la sève de datte brute. Les experts rappellent que le virus Nipah se transmet principalement par la consommation d’aliments contaminés par la salive ou les excréments de chauves-souris frugivores. Cette source de transmission est particulièrement préoccupante dans les régions où la consommation de sève de datte non pasteurisée est courante.

Trente-cinq personnes ayant été en contact avec la patiente décédée sont actuellement sous surveillance. Les premiers tests réalisés se sont révélés négatifs, ce qui constitue un soulagement temporaire. Cependant, compte tenu de la période d’incubation du virus et de sa contagiosité, la surveillance reste méticuleuse.

Le virus Nipah se distingue des autres épidémies par l’absence de vaccin ou de traitement spécifique. Le taux de mortalité, qui varie entre 40 et 75 %, est particulièrement élevé. Même chez les patients qui survivent, des séquelles neurologiques permanentes, des troubles de la personnalité et des convulsions chroniques peuvent survenir.

Face à cette menace, plusieurs pays d’Asie, dont la Thaïlande, l’Indonésie et le Pakistan, ont réactivé les contrôles sanitaires aux frontières et dans les aéroports. L’objectif est de détecter rapidement d’éventuels cas et d’empêcher la propagation du virus, qui peut rester latent pendant des mois, voire des années, avant de se réactiver.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.