Publié le 2025-10-13 10:23:00. L’ambassade de Nouvelle-Zélande à Manille a exprimé sa ferme préoccupation suite aux récentes altercations impliquant les garde-côtes chinois et des navires philippins en mer Occidentale des Philippines, appelant à une résolution pacifique des différends.
- La Nouvelle-Zélande condamne les « actions dangereuses » des garde-côtes chinois, y compris l’usage de canons à eau contre des navires du Bureau philippin des pêches et des ressources aquatiques (BFAR).
- Ces incidents, qui mettent en danger des vies et exacerbent les tensions, sont survenus en mer Occidentale des Philippines.
- Manille a également dénoncé l’attitude « agressive et illégale » de Pékin, promettant de déposer une protestation officielle.
Dans une déclaration relayée sur la plateforme X (anciennement Twitter) ce lundi, le gouvernement néo-zélandais a qualifié les agissements des garde-côtes chinois d' »actions dangereuses » et a mis en garde contre les risques d’escalade. La Nouvelle-Zélande exhorte à une « résolution pacifique des différends conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) », un traité international régissant les droits et responsabilités des nations dans les espaces maritimes.
Cette prise de position aligne la Nouvelle-Zélande aux côtés d’autres nations, telles que les États-Unis, le Japon et l’Australie, qui ont récemment manifesté leur soutien aux Philippines face à l’intensification des tensions en mer de Chine méridionale. Les Philippines avaient auparavant fermement condamné l’usage de canons à eau par la Chine, jugeant cette manœuvre « agressive et illégale », qui aurait causé des dommages aux navires gouvernementaux et mis en péril leurs équipages. Dimanche, le ministère philippin des Affaires étrangères a annoncé qu’une protestation formelle serait déposée contre Pékin pour avoir « éperonné délibérément » un navire du BFAR dans la zone revendiquée par les Philippines autour de Pag-asa.
L’appel de la Nouvelle-Zélande s’inscrit dans un élan de soutien international croissant en faveur de la décision arbitrale de 2016, qui avait invalidé les vastes revendications territoriales de la Chine sur la majeure partie de la mer de Chine méridionale. Les nations observant la situation ont réitéré leurs avertissements quant aux conséquences potentiellement déstabilisatrices d’une erreur de calcul dans ces eaux contestées, soulignant l’impératif de retenue et de dialogue entre toutes les parties concernées.