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La police cubaine tue quatre membres d’équipage d’un navire civil américain

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Publié le 25 février 2026 à 21h39. Une fusillade en mer entre les garde-frontières cubains et un hors-bord immatriculé en Floride a fait quatre morts et sept blessés, ravivant les tensions entre Cuba et les États-Unis dans un contexte de crise régionale.

Quatre personnes à bord d’un bateau enregistré en Floride ont été tuées mercredi dans une confrontation avec les garde-frontières cubains dans les eaux territoriales de l’île, a annoncé le ministère de l’Intérieur cubain. Six autres personnes ont été blessées lors de cet incident survenu près du canal d’El Pino, dans la province de Villa Clara.

Selon un communiqué officiel, les garde-frontières cubains ont intercepté une vedette rapide immatriculée sous le numéro FL7726SH. Lorsque les forces de l’ordre cubaines se sont approchées pour procéder à une identification, des tirs ont été ouverts depuis le bateau en provenance des États-Unis. Les gardes-frontières ont riposté, entraînant la mort de quatre occupants du bateau et blessant six autres membres d’équipage, ainsi que le commandant du patrouilleur cubain. Tous les blessés ont été évacués et reçoivent des soins médicaux.

Cet incident intervient dans un contexte de fortes tensions bilatérales. Washington a imposé un blocus énergétique à Cuba en janvier et appelle La Havane à parvenir à un accord. Les relations entre les deux pays sont également tendues par la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines début janvier et l’arrêt des livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba, sous pression de Washington.

Des incidents similaires se sont déjà produits ces dernières années. En 2022, un bateau américain a tiré sur les forces cubaines près de Villa Clara, blessant un officier. Un autre incident à Bahía Honda a vu un bateau rapide entrer en collision avec un patrouilleur cubain, le faisant couler et tuant des membres d’équipage. Les autorités cubaines dénoncent régulièrement la présence de bateaux utilisés pour la récupération de migrants et qualifient ces événements de « violations territoriales » et de « trafic d’êtres humains ».

Parallèlement, les États-Unis ont intensifié leurs opérations contre le trafic de drogue dans les Caraïbes et dans le Pacifique, réalisant depuis septembre 45 attaques contre des navires identifiés comme des « narco-boats », avec un bilan d’au moins 151 morts, selon des données américaines. Ces actions ont soulevé des questions quant à leur conformité avec le droit international.

Le président Donald Trump a qualifié Cuba de « nation en faillite » et a demandé à La Havane de parvenir à un accord avec Washington. Les États-Unis ont également assoupli certaines restrictions sur l’exportation de pétrole vers Cuba, à des fins humanitaires, face à la grave pénurie de carburant sur l’île. Le Département du Trésor a précisé que le pétrole d’origine vénézuélienne pourrait être revendu et acheminé vers le secteur privé cubain, à condition qu’il ne profite pas au « régime » mais au « peuple cubain ».

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