Publié le 15 février 2024. Des décennies après avoir alerté sur les dangers qui menacent notre planète, les prédictions glaçantes du professeur Stephen Hawking refont surface, soulignant l’urgence d’une colonisation spatiale pour assurer la survie de l’humanité.
- Stephen Hawking prévoyait la fin du monde en l’an 2600, due à une surpopulation et une consommation énergétique insoutenables.
- Selon ses estimations, la Terre deviendrait inhabitable, avec un climat similaire à celui de Vénus, et une température de surface atteignant 250°C.
- Hawking plaidait pour un investissement massif dans l’exploration spatiale, notamment vers Alpha Centauri, afin de transformer l’humanité en une espèce multiplanétaire.
L’éminent physicien britannique Stephen Hawking, connu pour ses travaux sur les trous noirs et sa lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), avait déjà, il y a plusieurs années, esquissé un scénario pessimiste pour l’avenir de l’humanité. Lors d’une conférence scientifique à Pékin, et plus récemment dans le documentaire Stephen Hawking : Expédition Nouvelle Terre produit par la BBC, il avait mis en garde contre les risques liés à la croissance démographique et à l’épuisement des ressources naturelles.
Hawking estimait que l’humanité disposait d’un délai d’environ six siècles pour assurer sa pérennité en dehors de la Terre. Il avait participé à la Cumbre WE de Tencent par visioconférence depuis la Grande-Bretagne. Il prévoyait que d’ici 2600, la population mondiale atteindrait un point de rupture, et que la consommation d’électricité transformerait la planète en une « boule de feu » incandescente.
« D’ici 2600, la population mondiale sera au coude à coude et la consommation d’électricité rendra la Terre rougeoyante. »
Stephen Hawking, physicien
Le scientifique expliquait que la population mondiale double toutes les quatre décennies, ce qui entraîne une augmentation exponentielle de la demande énergétique. Cette surconsommation, selon lui, conduirait à un réchauffement climatique irréversible, transformant le climat terrestre en un environnement comparable à celui de Vénus : des températures proches de 250°C et des pluies d’acide sulfurique.
Hawking soulignait que la Terre a des limites physiques et que la croissance démographique exponentielle se heurte à ces contraintes environnementales. Il estimait qu’une extinction massive des êtres vivants était statistiquement probable dans un avenir de mille à dix mille ans si des changements radicaux n’étaient pas mis en œuvre.
Pour éviter ce scénario catastrophe, Hawking proposait une solution audacieuse : la colonisation spatiale. Il appelait à transformer l’humanité en une « espèce multiplanétaire », capable de vivre sur d’autres systèmes solaires. Il encourageait même à s’inspirer des expéditions de la série télévisée Star Trek et à prioriser le développement de technologies permettant de voyager à la vitesse de la lumière.
Il soutenait notamment l’initiative Breakthrough Starshot, un programme visant à explorer Alpha Centauri, le système stellaire le plus proche de nous, potentiellement habitable. Le projet consiste à lancer un nanovaisseau propulsé par des faisceaux lumineux, capable d’atteindre Mars en moins d’une heure, Pluton en quelques jours, et de dépasser la distance parcourue par Voyager en une semaine. Le voyage vers Alpha Centauri prendrait environ 20 ans.
Hawking avait estimé que ce projet nécessitait un investissement de 100 millions de dollars. Il considérait que l’exploration d’autres mondes était le seul moyen d’échapper à la crise énergétique et démographique qui menace notre planète.