Publié le 2024-05-15 10:00:00. L’essai ACHET explore l’impact de la spironolactone chez les patients dialysés, afin de mieux cerner ses effets sur la morbidité et la mortalité cardiovasculaires.
- La spironolactone, déjà connue pour son potentiel à affecter la santé cardiovasculaire, fait l’objet d’une évaluation rigoureuse dans le cadre d’un essai clinique majeur.
- L’étude vise à déterminer si ce traitement peut réduire le risque d’événements cardiovasculaires graves chez les patients dépendants de la dialyse.
- Les critères d’évaluation principaux incluent les décès d’origine cardiovasculaire et les hospitalisations dues à l’insuffisance cardiaque.
L’aldostérone, une hormone stéroïde, est suspectée de jouer un rôle dans le développement de maladies cardiovasculaires et le décès chez les patients sous dialyse. Cependant, l’efficacité des antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, comme la spironolactone, dans l’amélioration de ces résultats reste une question ouverte. Pour y répondre, le Dr Michael Walsh et ses collaborateurs ont mené l’essai ACHET (NCT03020303), une étude conçue pour évaluer l’efficacité et la sécurité de la spironolactone chez cette population spécifique.
L’étude ACHET a inclus des patients recevant une dialyse d’entretien. Ces participants ont d’abord suivi une période de préparation d’au moins sept semaines, durant laquelle ils ont été traités avec 25 mg de spironolactone par jour. Seuls les patients ayant adhéré au traitement et l’ayant bien toléré durant cette phase initiale ont été sélectionnés pour la suite de l’étude. Ces individus ont ensuite été répartis aléatoirement : soit ils ont continué à recevoir 25 mg de spironolactone quotidiennement, soit ils ont reçu un placebo identique.
Le critère d’évaluation principal de cette recherche clinique était la survenue d’un décès d’origine cardiovasculaire ou d’une hospitalisation pour insuffisance cardiaque. Des critères secondaires ont également été suivis, incluant la mortalité spécifique à une cause donnée, les hospitalisations pour insuffisance cardiaque, la mortalité toutes causes confondues, les admissions hospitalières pour toutes les raisons et les épisodes d’hyperkaliémie sévère. Les décès et les hospitalisations liés à l’insuffisance cardiaque ont fait l’objet d’une évaluation spécifique.