Publié le 2026-02-16 22:39:00. La République tchèque a enregistré un nombre record de nouvelles infections au VIH en 2025, un signal d’alarme qui interpelle les autorités sanitaires malgré une prévalence globalement faible dans le pays. Cette hausse est particulièrement notable chez les étrangers de longue durée.
- En 2025, 293 nouveaux cas de VIH ont été recensés en République tchèque, un chiffre jamais atteint depuis le début de la surveillance en 1985.
- Près de la moitié des nouvelles infections (140 cas) ont été diagnostiquées chez des étrangers résidant durablement ou de manière permanente sur le territoire tchèque, notamment en provenance d’Ukraine, de Slovaquie et du Brésil.
- La transmission sexuelle reste la principale voie d’infection, avec une proportion significative de cas chez les personnes ayant des relations homosexuelles ou bisexuelles.
Selon les données du Laboratoire national de référence pour le VIH/SIDA de l’Institut national de la santé (SZÚ), l’année 2025 marque un tournant dans l’évolution de l’épidémie de VIH en République tchèque. Sur les 293 nouveaux cas détectés, 193 personnes étaient asymptomatiques au moment du diagnostic, c’est-à-dire qu’elles ne présentaient aucun symptôme visible. 49 personnes se trouvaient au stade de l’infection aiguë, tandis que 14 patients étaient symptomatiques mais n’avaient pas encore développé le SIDA, et 44 étaient déjà au stade du SIDA.
L’augmentation des cas observée en 2025 est en partie liée à l’afflux de personnes étrangères, en particulier en provenance d’Ukraine (71 cas), de Slovaquie (9 cas), du Brésil (6 cas), de Moldavie (5 cas) et de Russie (5 cas). Les experts soulignent que, malgré cette hausse, la République tchèque demeure un pays où le niveau d’infection par le VIH/SIDA reste relativement faible par rapport à d’autres nations européennes.
La transmission sexuelle est identifiée comme la principale voie d’infection, avec 151 nouveaux diagnostics attribués à des comportements homosexuels ou bisexuels. La propagation du virus est plus concentrée dans les grandes villes, notamment à Prague. Les autorités sanitaires rappellent l’importance de la prévention, du dépistage régulier et de l’accès aux traitements pour limiter la propagation du VIH et améliorer la qualité de vie des personnes infectées.