Publié le 12 février 2026 à 10h44. Face à une résurgence de la rougeole en Europe, l’hôpital Vithas Valencia Turia insiste sur l’importance cruciale de la vaccination pour se protéger et protéger les plus vulnérables.
- La rougeole est extrêmement contagieuse, pouvant se transmettre avant même l’apparition des symptômes.
- La vaccination à deux doses reste le moyen le plus efficace de prévenir l’infection et ses complications potentielles.
- Une couverture vaccinale en baisse et des oublis de vaccination chez les adultes nés entre 1970 et 1990 favorisent la réapparition du virus.
Le service de médecine interne de l’Hôpital Vithas Valencia Turia alerte la population sur la contagiosité de la rougeole, une maladie qui peut se propager jusqu’à quatre jours avant l’apparition des éruptions cutanées caractéristiques. Cette capacité de transmission précoce rend la rougeole particulièrement difficile à contrôler et favorise sa propagation dans les familles, les écoles et les lieux de travail, souvent sans que la personne infectée ne se sache porteuse du virus.
Contrairement aux idées reçues, la rougeole n’est pas une maladie bénigne réservée à l’enfance. Elle peut également toucher les adultes et entraîner des complications sérieuses, en particulier chez les personnes non vaccinées ou dont le schéma vaccinal est incomplet.
« Cela peut toucher les adultes et entraîner des complications importantes, notamment chez les personnes non vaccinées ou avec des schémas thérapeutiques incomplets. »
Dr. Koen Jerusalem, chef du service de médecine interne de l’hôpital Vithas Valencia Turia
Même si la majorité des cas évoluent favorablement, des problèmes respiratoires, des otites, des diarrhées sévères, voire, dans de rares cas, une inflammation du système nerveux central peuvent survenir.
« La rougeole ne doit pas être sous-estimée. Sa forte capacité de contagion et la possibilité de complications rendent la prévention essentielle. »
Dr. Koen Jerusalem
La réapparition de cas de rougeole observée dans plusieurs pays européens s’explique par divers facteurs, souligne le service de médecine interne. Parmi eux, une diminution de la couverture vaccinale, des retards dans les calendriers de vaccination infantile pendant la pandémie de COVID-19, la mobilité internationale qui facilite l’importation de cas depuis des zones où le virus continue de circuler, et surtout, l’existence d’adultes ayant une vaccination incomplète.
« Au cours de ces années, de nombreuses personnes n’ont reçu qu’une seule dose ou ne se souviennent pas si elles ont terminé le traitement. Ce manque de certitude génère des poches de population sensible qui permettent au virus de circuler lorsqu’il entre en contact avec un cas importé. »
Dr. Koen Jerusalem
Le Dr Jérusalem insiste sur la stabilité du vaccin contre la rougeole :
« Le virus de la rougeole ne mute pas comme les autres virus respiratoires, comme la grippe ou le SRAS-CoV-2, ce qui signifie que le vaccin reste stable et efficace dans le temps. Si une bonne couverture vaccinale est obtenue, la rougeole est une maladie beaucoup plus facile à contrôler et même à éradiquer. »
Dr. Koen Jerusalem
La vaccination avec deux doses du vaccin triple viral (rougeole, rubéole et oreillons) demeure donc la mesure la plus efficace pour prévenir l’infection. Le vaccin offre une protection très élevée et contribue au maintien de l’élimination de la rougeole en Espagne depuis plusieurs années.
« L’examen des antécédents vaccinaux est une mesure simple qui peut prévenir les infections et protéger ceux qui ne peuvent pas être vaccinés pour des raisons médicales. »
Dr. Koen Jerusalem
La vaccination ne protège pas seulement l’individu, mais contribue également à la protection collective, notamment des nourrissons de moins d’un an et des personnes immunodéprimées.
« La rougeole est évitable et la vaccination est sûre et très efficace. Maintenir une bonne couverture vaccinale est essentiel pour éviter que cette maladie ne regagne du terrain. »
Dr. Koen Jerusalem
La rougeole se transmet par voie aérienne, par des gouttelettes respiratoires, et peut survivre dans l’environnement pendant plusieurs heures. Le service de médecine interne de l’hôpital Vithas Valencia Turia recommande donc de consulter un professionnel de la santé en cas de suspicion d’exposition ou d’apparition de symptômes tels qu’une forte fièvre, une toux, une conjonctivite ou une éruption cutanée. Bien qu’il n’existe pas de traitement spécifique contre le virus, les soins médicaux permettent de gérer les symptômes et de surveiller les éventuelles complications.