La sélection d’un jury s’est avérée particulièrement ardue pour le procès en recours collectif intenté contre Elon Musk, alors que des opinions tranchées sur l’entrepreneur milliardaire ont compliqué le processus. Cette difficulté survient alors que Musk a fusionné ses entreprises xAI et SpaceX, créant un géant technologique valorisé à plus de 1 000 milliards de dollars (environ 1 500 milliards de francs suisses).
Un juge fédéral de San Francisco a consacré plus de cinq heures jeudi à tenter de constituer un jury impartial. Près de 40 jurés potentiels ont été rapidement écartés après avoir exprimé leur incapacité à rester impartiaux. L’un d’eux s’est dit en désaccord avec « l’existence même de milliardaires », tandis qu’une autre a critiqué la décision de Musk de licencier des modérateurs de contenu après avoir pris le contrôle de Twitter (aujourd’hui X). Un troisième a même affirmé qu’il se sentirait tenu par une « obligation morale » de condamner Musk si l’affaire était pénale.
Selon l’avocat de Musk, Stephen Broome, du cabinet Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan, l’hostilité envers son client est généralisée : « Il y a tellement de gens dans la Venante qui le détestent tellement que nous devenons insensibilisés », a-t-il déclaré.
Malgré cette hostilité, certains jurés potentiels ont exprimé des opinions favorables. L’un d’eux l’a qualifié de « brillant scientifique » ayant contribué au progrès de l’humanité, mais a également été écarté.
Finalement, neuf jurés – un vendeur, un ingénieur en mécanique et un informaticien universitaire – ont été sélectionnés jeudi soir. Le procès, qui doit débuter le 2 mars, porte sur des accusations selon lesquelles Musk aurait violé la loi sur les valeurs mobilières en 2022 en exprimant des doutes sur son accord d’achat de Twitter, ce qui aurait entraîné une baisse du cours de l’action pendant les négociations.
Musk et l’ancien PDG de Twitter, Parag Agrawal, pourraient tous deux témoigner lors de ce procès qui devrait durer environ trois semaines.
Par ailleurs, le 3 février 2026, Kevin O’Leary, président d’O’Leary Ventures, a commenté la fusion de xAI et SpaceX dans l’émission « The Bottom Line », soulignant la capacité de Musk à « toujours livrer ».