Publié le 2025-10-09 03:23:00. Le Sénat américain a rejeté mercredi une résolution visant à stopper les opérations militaires de Donald Trump dans les Caraïbes. Ces actions, justifiées par le président pour lutter contre le trafic de drogue, ont été contestées par une partie des élus. L’initiative demandait au président de cesser le recours à la force sans autorisation expresse du Congrès.
- La résolution proposée par le sénateur démocrate Adam Schiff a été battue par 48 voix contre 51.
- Elle visait à mettre fin aux attaques des forces armées américaines contre des navires présumés impliqués dans le trafic de drogue.
- Le texte rappelait la prérogative exclusive du Congrès en matière de déclaration de guerre.
La proposition de loi, soutenue par des démocrates comme Tim Kaine, Ron Wyden et l’indépendant Bernie Sanders, soulignait que le Congrès n’avait ni déclaré la guerre ni autorisé l’usage de la force dans les eaux caribéennes. Les actions de Donald Trump étaient justifiées par le président comme un « conflit armé non international » contre les cartels de la drogue. Cette résolution insistait sur le fait que la qualification d’une entité comme terroriste ne conférait pas au président le pouvoir d’utiliser la force sans autorisation législative. Le projet de loi demandait explicitement au président de cesser toute action militaire, à moins d’une déclaration de guerre formelle ou d’une autorisation spécifique du Congrès. Il stipulait également que le trafic de drogue ne constituait pas en soi une attaque armée imminente.
Malgré ces arguments, le secrétaire d’État Marco Rubio a qualifié l’initiative de « dangereuse », arguant qu’elle cherchait à priver le président de son autorité constitutionnelle pour protéger les Américains face aux « narcoterroristes » et autres menaces. L’initiative rejetée précisait toutefois qu’elle n’avait pas pour but d’empêcher les États-Unis de se défendre contre une attaque armée ou une menace imminente. Dans le cadre de ces opérations, les États-Unis ont déployé huit navires de guerre, un sous-marin d’attaque et plus de 4 500 soldats dans la région caribéenne. Depuis le 2 septembre, date de la première opération, au moins cinq bateaux auraient été détruits, entraînant la mort de 21 personnes accusées de trafic de drogue, selon des responsables américains.