Home Santé La valeur sanguine qui peut doubler le risque de maladie cardiaque

La valeur sanguine qui peut doubler le risque de maladie cardiaque

0 comments 27 views

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Au-delà du cholestérol LDL et HDL, une autre valeur sanguine, la lipoprotéine(a), attire l’attention des chercheurs : des niveaux élevés pourraient doubler le risque de maladies cardiovasculaires, souvent sans que la personne concernée ne le sache.

  • Des niveaux élevés de lipoprotéine(a) sont associés à un risque significativement accru de maladies cardiovasculaires.
  • La lipoprotéine(a), ou Lp(a), est largement déterminée par la génétique et peu influencée par le mode de vie.
  • Environ 1% de la population présente des valeurs de Lp(a) très élevées, doublant leur risque de maladies cardiaques.

La lipoprotéine(a) (Lp(a)) est une lipoprotéine qui transporte les graisses dans le sang. Si le cholestérol LDL et HDL sont bien connus du grand public, cette autre valeur sanguine suscite un intérêt croissant dans la communauté scientifique. Des recherches récentes mettent en évidence un lien fort entre des niveaux élevés de Lp(a) et un risque accru de maladies cardiovasculaires, une tendance observée en parallèle d’efforts intenses pour identifier des alternatives plus saines au sucre et réduire d’autres facteurs de risque cardiaque. Un article de nouvelles abc souligne l’importance de cette découverte.

Pour la majorité des individus, les taux de Lp(a) se situent dans une fourchette considérée comme acceptable. Cependant, lorsque ces taux dépassent certains seuils, le risque de développer des maladies cardiovasculaires augmente progressivement. Environ 1% de la population présente des valeurs particulièrement élevées, supérieures à 1 800 mg/L.

« Environ un pour cent de la population présente des valeurs très élevées, supérieures à 1 800 mg/L. Nous parlons alors d’un double risque de maladies cardiovasculaires. »

Ton Svilaas, responsable médical au Centre National de Compétence pour l’Hypercholestérolémie Familiale

Ce risque est d’autant plus marqué chez les personnes présentant d’autres facteurs de risque connus, tels que l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité ou le tabagisme. Il est important de noter que les niveaux de Lp(a) sont en grande partie déterminés génétiquement et sont peu sensibles aux modifications du mode de vie ou de l’alimentation. Cela signifie que des individus à risque peuvent ne pas être conscients de leur vulnérabilité.

Cette prise de conscience s’inscrit dans une tendance plus large, où les diagnostics médicaux et les mesures préventives liées au mode de vie prennent une importance croissante dans la lutte contre les maladies cardiaques.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.