Publié le 2025-10-28 04:02:00. Alors que Ferrari célèbre sa troisième victoire consécutive aux 24 Heures du Mans, la marque au cheval cabré dévoile un projet audacieux : la F76, une voiture conçue exclusivement pour le monde numérique, officialisée sous forme de NFT.
- La F76, hommage virtuel au premier succès du Cavallino Rampante au Mans il y a 76 ans, est une voiture qui n’existe que dans le métavers.
- Développée par le Ferrari Style Center, elle se veut un manifeste de design anticipant les futures technologies et formes de la marque.
- Lancée sous forme de NFT au sein de la communauté numérique Hyperclub, elle permet des personnalisations exclusives pour une expérience de luxe numérique.
L’année 2025 marque un jalon important pour Ferrari : non seulement la Scuderia célèbre une troisième victoire consécutive aux 24 Heures du Mans avec son modèle 499P, mais la prestigieuse marque italienne repousse également les limites de la définition automobile en présentant la F76. Cette création est la première voiture de la marque à voir le jour exclusivement dans le monde virtuel, officiellement lancée sous forme de NFT (Non-Fungible Token).
Le nom F76 n’est pas anodin ; il rend hommage à la victoire historique de Ferrari au Mans il y a soixante-seize ans, un triomphe obtenu par Luigi Chinetti et Lord Selsdon au volant de la mythique barchetta Touring 166 MM. Cependant, loin des moteurs rugissants, du carburant et des pneus crissant, la F76 est une entité purement numérique. Elle vit et respire au sein du programme Hyperclub, une communauté exclusive réservée aux clients et collectionneurs triés sur le volet.
Conçue sous la houlette de Flavio Manzoni au sein du Ferrari Style Center, la F76 se veut plus qu’un simple véhicule virtuel. Elle incarne un manifeste de design, une vision audacieuse des formes et des technologies qui pourraient inspirer les futures Ferrari. Ses lignes, générées par des algorithmes sophistiqués, fusionnent le biomimétisme, l’architecture, l’ingénierie et l’informatique. Le résultat est un double fuselage et une carrosserie dotés d’un canal aérodynamique central, transformant l’ensemble de la structure en une aile fonctionnelle. C’est une approche quasi sculpturale où le flux d’air devient un outil de performance, né d’une démarche paramétrique et générative où chaque courbe est le fruit de calculs et de simulations. La F76 n’a pas été dessinée à la main ; elle est née du code, un organisme numérique où la forme et la fonction sont indissociables.
Malgré son existence purement virtuelle, la F76 a déjà trouvé preneur auprès de collectionneurs fortunés à travers le monde. Les membres de l’Hyperclub ont la possibilité de personnaliser leur Ferrari numérique grâce à des combinaisons exclusives de design, de couleurs et de finitions virtuelles. Ces éléments sont acquis sous forme d’actifs NFT, déployés progressivement sur une période de trois ans. Chaque modèle virtuel est unique et, dans l’univers numérique de Ferrari, il appartient exclusivement à son propriétaire. La marque affirme que cette nouvelle approche vise à redéfinir la relation émotionnelle entre le client et la voiture, mariant tradition, innovation et exclusivité.
Sur le plan esthétique, la F76 évoque des classiques tels que la F80, intégrant des phares escamotables inspirés des Ferrari des années 1970 et 1980, mais réinterprétés avec une touche futuriste. L’arrière est caractérisé par un double aileron et des feux intégrés. L’habitacle, entièrement virtuel, est conçu avec deux cockpits synchronisés via une technologie drive-by-wire, offrant au conducteur et au passager l’illusion de « rouler ensemble », le temps d’une expérience sur écran.