Publié le 21 octobre 2025. Les négociations salariales et sur les effectifs entre la Société des transports de Séoul et ses syndicats ont échoué, ouvrant la voie à des actions revendicatrices. Les syndicats réclament des augmentations de salaire et des embauches, tandis que la direction évoque des contraintes financières et un impératif de réorganisation.
- Les trois principaux syndicats de la Seoul Transportation Corporation ont tous déclaré l’échec des négociations avec la direction.
- Les revendications portent sur des augmentations de salaire (variant de 3,4 % à 5,2 %) et la nécessité de nouvelles embauches pour compenser la pénurie de personnel.
- La direction pointe des ressources financières insuffisantes et la nécessité de mettre en œuvre un plan d’innovation de gestion imposé par le gouvernement métropolitain de Séoul.
La Société des transports de Séoul, qui gère les lignes 1 à 8 du métro de la capitale sud-coréenne, se retrouve au cœur d’un conflit social. Après deux mois de discussions infructueuses, les représentants des salariés, divisés en trois syndicats distincts, ont acté l’échec des négociations collectives. Le premier syndicat, affilié à la Confédération coréenne des syndicats, est le plus important avec 9 036 membres (57,4 % des effectifs), suivi par le deuxième syndicat (Fédération des syndicats coréens, 2 577 membres, 16,4 %) et le troisième, surnommé le syndicat « MZ » (1 988 membres, 12,6 %).
Les points de friction majeurs concernent les salaires et le recrutement. Les syndicats ont formulé des demandes d’augmentation allant de 3,4 % à 5,2 %, des chiffres jugés irréalistes par la direction. Cette dernière avance un déficit d’environ 39 % des ressources nécessaires pour de telles hausses, soulignant par ailleurs que le taux d’augmentation indicatif du gouvernement (3,0 %) est déjà difficile à atteindre. Sur la question des effectifs, les syndicats insistent sur l’urgence de recruter afin de pallier un manque de personnel avéré. La direction, de son côté, évoque la nécessité de réduire les effectifs dans le cadre d’un plan de réorganisation stratégique, tout en reconnaissant les préoccupations liées à la pénurie de main-d’œuvre.
Face à cette impasse, le premier syndicat a déjà manifesté son mécontentement. Le 20 octobre, lors d’un rassemblement devant l’hôtel de ville de Séoul, une banderole clamait : « Soutenez le métro, pas le bus de la rivière Han », illustrant la frustration des employés face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de soutien de la part des autorités pour le réseau de transport public essentiel, comparé à d’autres projets.
Les prochaines étapes s’annoncent décisives. Le premier syndicat organisera une réunion de ses délégués le 31 octobre pour tenter de résoudre le conflit et demandera une médiation auprès de la Commission régionale des relations du travail de Séoul. Si aucune issue n’est trouvée, un vote aura lieu à partir du 14 novembre pour déterminer l’opportunité d’une grève. Les deuxième et troisième syndicats s’apprêtent à engager des procédures similaires, incluant des réunions de délégués et des demandes de médiation.