Publié le 2024-02-29 10:30:00. Vivre en haute altitude pourrait offrir une protection contre le diabète, selon une nouvelle étude qui révèle le mécanisme biologique à l’œuvre : l’hypoxie, ou faible taux d’oxygène, stimule une voie métabolique favorisant l’absorption du glucose.
- Les habitants des régions montagneuses présentent un risque plus faible de développer un diabète.
- Des chercheurs ont découvert que le manque d’oxygène favorise l’absorption du glucose par les globules rouges.
- Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles thérapies contre le diabète, avec des effets potentiellement durables.
Depuis longtemps, les études épidémiologiques suggèrent une corrélation entre l’altitude et une incidence plus faible du diabète. Une équipe de recherche a désormais identifié un mécanisme plausible expliquant ce phénomène. Publiée dans la revue Cell Metabolism, cette étude met en lumière le rôle crucial de l’hypoxie.
Pour comprendre comment l’altitude pouvait influencer le métabolisme du glucose, les chercheurs ont exposé des souris à un environnement pauvre en oxygène, simulant les conditions de haute montagne. Ils ont observé que le taux de sucre dans le sang des animaux diminuait rapidement après l’ingestion de nourriture. Cette baisse de la glycémie est un signe encourageant dans la lutte contre le diabète.
L’équipe a ensuite cherché à déterminer où le glucose disparaissait. Leurs investigations ont révélé que les globules rouges absorbaient le sucre pour produire une molécule essentielle à leur fonctionnement en situation de manque d’oxygène. Cette molécule leur permet d’acheminer plus efficacement l’oxygène vers les tissus, une fonction vitale dans les environnements où l’air est raréfié.
Les effets observés chez les souris étaient remarquables : dans certains cas, l’amélioration du métabolisme du glucose persistait plusieurs mois après le retour des animaux à un environnement riche en oxygène. Cette découverte suggère que la stimulation de cette voie métabolique pourrait avoir des effets thérapeutiques durables. Les chercheurs envisagent désormais de développer de nouvelles approches thérapeutiques basées sur ces mécanismes, offrant ainsi de nouvelles perspectives dans la prévention et le traitement du diabète.